‹ La Pucelle de FranceChapitre 43 sur 51 · CCLXXXVIII-CCCX · texte numérisé non relu

CCLXXXVIII-CCCX

Siméon Luce, Jeanne d1 Arc à Domrémy, p. cc.cu.

Siméon Luce, Jeanne d' Arc à Domrémy, p. ccciv, ccev.

Siméon Luce, Jeanne d' Arc à Domrémy, p. 270.

Procès, t. III, p. 15, 210.

Pour la profonde pauvreté de d'Aulon, M. France cite Dunois, Procès, III, 15. Dunois ne dit pas un mot sur la pauvreté de d'Aulon. Avant l'arrivée de Jeanne, d'Aulon était membre du conseil royal (Procès, t. III, p. 209). M. France ignore ce fait. Au sujet de son dire que d'Aulon appartenait entièrement à La Trémoïlle, était dans les mains de La Trémoïlle et lui devait de l'argent, il cite Les La Trémoïlle pendant cinq siècles, Guy VI et Georges (i;'43-i446), Nantes, 1890, p. 196, 201 ; et Beaucourt, Charles VII, t. II, p. 293, note 3. Le sens de la dernière citation est identique avec Les La Trémoïlle, t. I, p. 196. C'est un document dans lequel (16 mars 1431-1432) d'Aulon reconnaît avoir emprunté, pour deux mois, 500 couron-

nés d'or à La Trémoïlle. V:oici l'histoire : D'Aulon, pris par les Bourguignons, le 23 mai 1430, eut a payer une rançon écrasante, et c'est pourquoi il emprunta 500 couronnes d'or. Le 13 avril 1433 (Les La Trémoïlle, t. I, p. 200-201), Poton de Bourguignon, frère de d'Aulon, pris avec lui le même jour, emprunta à La Trémoïlle. Sun billet était probablement garanti par Jean d'Aulon, Thibault de Termes (qui combattit à Orléans et fut un des témoins de 1450-1456), et Arnault de Bourguignon qui paraissent avoir emprunté conjointement 2.750 couronnes d'or. Ces dettes furent contractées après l'appauvrissement des frères d'Aulon, résultant de leurs lourdes ran çons, et elles ne prouvent pas que Jean d'Aulon était « le plus pauvre écuyer du royaume, » ni qu'il appartenait entièrement à La Trémoïlle, ni que pendant la vie de la Pucelle il devait de l'argent à ce dernier [Vie de Jeanne a" Arc, t. I, p. 294, t. II, p. 135). Tout cela, autant que le démontrent les témoignages, est une partie de la légende imaginée par M. Anatole France.

Maintenant (t. I, p. 294, note 4), il admet que les emprunts eurent lieu après la mort de Jeanne, mais il ignore la nécessité dans laquelle se trouvait d'Aulon de payer la rançon, et il demande : « Comment croire que ces emprunts étaient les premiers ?» Si d'Aulon avait emprunte auparavant, les livres des comptes le mentionneraient.

P. 131, 1. 10. Procès, t. V, p. 258.

P. 131, 1. 24. Procès, t. I, p. 117.

P. 131, I. 30. Procès, t. I, p. 181.

P. 131, 1. 33. Procès, t. I, p. 301. Dunois dit que Notre-Seigm sur était représenté avec un lys dans la main ; Pasquorel, que chaque ange lui offrait un lys. La Pucelle est •certainement dans le vrai (Procès, t. III, p- 7, 103).

P. 131, 1. 34. Revue historique, t. IV, p. 338.

P. 132. 1. 21. La troupe n'escortait pas plus de 60 chariots de provisions et 400 têtes de bétail. On rapporte que Jeanne aurait dit à ses juges que la troupe était de 10.000 à 12.000 hommes. Ce chiffre est donné dans une lettre italienne du temps, et Monstrelet de son côté ne parle que de 7.000 hommes. Ce sont là des comptes invraisemblables : cette armée en quelques jours aurait consommé les provisions apportées.

Un chroniqueur allemand, se basant sur une dépêche de cette époque, fixe le nombre d'hommes

NOTES .j.;.;

.\ 3.000, et la Chronique de Tournai fait de même, en utilisant évidemment là même dépêche et en estimant le convoi à 60 chariots et à 4.55 têtes de bétail, Or Chartier et la Chronique de la Pucelle représentent l'armée qui vint de Blois (le 4 mai) comme trois fois moindre que celle qui partit tout d'abord de cette ville. Veulent-ils dire moins d'un tiers? Le 29 avril « 200 lances » (de 800 ài.000 hommes) entrèrent àOrléans, tandis que le reste se retira à Blois. En déduisant ces 1.000 d'une troupe primitive de 4.000, nous avons les 3.000 fixés par Windecke et la Chronique de Tournai pour l'armée de Blois, en s'appuyant sur une correspondance officielle. Le 12 février, sous le commandement de Clermont, cette armée avait compté entre 3.000 et 4.000 hommes. Il n'est pas probable que la troupe qui accompagnait Jeanne ait été plus considérable : un corps plus important n'aurait pas pu subsister à Orléans, et avec la population, estimée à 25.000, non compris la garnison, aurait épuisé les provisions. Même avec 3.000 combattants nouveaux, l'armée de Jeanne, la milice urbaine et la garnison dépassaient les assiégeants en nombre. (Témoignage de Jeanne, Procès, I, 78 ; Beaucroix, Procès, III, 78 ; Monstrelet, ch. lix ; Windecke, Procès, IV, 491 ; Chronique de Tournai, J. J. Smct, t. III, p. 409; Recueil des Chroniques de Flandre, Chartier, Procès, IV, 56 ; Chronique de la Pucelle, IV, 222 ; Morosini, III, p. 25, note 2).

P. 132, 1. 35. Procès, t. III, p. 5, 7, 8.

P. 133, 1. 14. Procès, t. III, p. 4.

P. 133, 1. 25. Beaucourt, Histoire de Charles V II, t. II, p. 1 70-1 71.

P- I35> !• 33- Beaucourt, Histoire de Charles VII, t. II, p. 633 ; Les La Trémoïlle, t. I, p. 176, 182, Dettes du Dauphin à La Trémoïlle.

P. 134, 1. 4. Procès, t. III, p. 93.

P. 134, 1. 14. Procès, t. III, p. 104.

P. 136, 1. 10. Procès, t. III, p. 5, 6. Boucher de Molandon, La première Expédition de Jeanne d'Arc, p. 40-46 ; Procès, t. V, p. 289-290, t. III, p. 78; Beaucroix.

P. 136, 1. 33. Sur la rive gauche vis-à-vis la porte méridionale du bord de l'eau ou Tour Neuve d'Orléans, se trouvait un fort anglais appelé Saint-Jean-le- Blanc, destiné à commander le bac. Ce fort, dans la Vie de Jeanne par M. France, est de nature à causer plus d'ennuis au lecteur qu'il

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