‹ La Pucelle de FranceChapitre 45 sur 51 · V. 143, 1. 7. Procès, t. III, p · texte numérisé non relu

V. 143, 1. 7. Procès, t. III, p

P. 143, 1. 10. On conçoit que le récit de d'Aulon relatif a la démonstration de Jeanne destinée à couvrir la

sortie de Dunois soit identique avec l'attaque du Journal sur le fort appelé Paris, à la date du 30 avril, mais le Journal du Siège ne dit rien sur la part de Jeanne dans cette affaire, et il fait partir Dunois le 1" mai, sans rien indiquer de la démonstration militaire qui devait couvrir cette sortie.

P. 143, 1. 19. Procès, t. IV, p. 155.

P. 143, 1. 2Z. Procès, t. IV, p. 156.

P. 143, 1. 23. L'histoire rapportée dans la Chronique de la fête du 8 mai, au sujet des encouragements donnes par la Pu celle à un certain Jean de Mascon, n'est pas datée (Procès, t. V, p. 291). C'est un événement qui peut s'être passé le 3 mai. Il y a un récit relatif à un dire de Jeanne d'Arc à d'Aulon, lui recommandant de n'avoir aucune crainte au sujet du maréchal de Boussac, qui était à Blois : « Le maréchal viendra ; et je sais bien qu'il ne lui arrivera aucun mal. » C'était un peu avant son arrivée. Comme d'Aulon ne se trouvait point là avec Jeanne, mais comme il était à Blois avec le maréchal, l'histoire ne peut être vraie, que si ces paroles ont été prononcées avant le départ de d'Aulon d'Orléans, le 1" mai (Procès, t. III, p. 78, 79).

P. 143, 1. 25. Procès, t. IV, p. 222.

P. 143, 1. 31. Procès, t. III, p. 211, t. IV, p. 156, 222.

P. 144, 1. 10. France, t. I, p. 329.

P. 144, 1. 20. L'opinion opposée est maintenue par M. Boucher de Molandon (Première Expédition de Jeanne d'Arc, p. 11, 79).

P. 145, 1. 2. Procès, t. III, p. 212 ; d'Aulon.

P. 145, 1. 12. Suivant la Chronique de la Pucelle, les vivres, le bétail, vinrent probablement avec l'armée de Blois sur le côté droit du fleuve, du côté où si trouve la ville. (Procès, t. IV, p. 222.)

P. 145, 1. 31. Procès, t. III, p. 212.

P. 145, 1. 33. De Coûtes, qui fait erreur sur la date en la fixant au 30 avril, dit que Jeanne était alors sans son armure, mais pendant qu'il lui amenait sou cheval, elle fut armée par son h ôtesse aidée de sa petite fille (Procès, t. III, p. 68). D'Aulon doit être dans le vrai.

P. 146, 1. 6. Procès, t. III, p. 124, t. IV, p. 223.

P. 146, 1. 15. Procès, t. III, p. 213.

P. 146, 1. 23. Procès, t. III, p. 69 (de Coûtes).

P. 146, 1. 25. Procès, t. III, p. 213.

P. 147, 1. 1. Procès, t. IV, p. 157, 224.

P. 147, 1. 3. Procès, t. III, p. 106. Avec la meilleure volonté du monde je ne puis trouver aucun témoin

oculaire, constatant que * par elle (la Pucelle) ce qui n'était qu'une diversion devenait une attaque a (.nid. » Il peut se faire que l'arrivée de la Pucelle ait « changé la vaine escarmouche en attaque profonde, et donné victoire en donnant confiance » (Franc , t. I, p. 336, 339). Mais aucun témoin oculaire ne semble avoir mis ce fait en lumière. En tout cas les Français, dès lors très renforcés, avaient pour la première lois pris im ouvrage anglais, celui qui maintenait la communication avec la garnison de Jargeau, et que l'on avait élevé dans le but d'intercepter la communication des Français avec la rive opposée, ce en quoi on n'avait jamais réussi. On ne lit nulle part qu'un convoi de bétail fut amené pendant l'attaque sur Saint-Loup, mais les grains venaient par eau. M. Lefévre-Pontalis pense que le second convoi de Blois, vint par Orléans ou le côté du fleuve qui touche la Beauce (Chronique d'Antonio Momsini, t. III, p. 28,

P. 147. 1. 11. Procès, t. III, p. 107. La Chronique de la Pucelle dit le contraire; Jeanne désirait combattre, mais les chefs respectèrent la sainteté du jour (Procès, t. IV, p. 224).

P. 147, 1. 18. Procès, t. IV, p. 225.

P. 147, 1. 37. Procès, t. III, p. 108. Cette scène du 5 mai est datée par M. France (t. I, p. 322) du 30 avril (en plus d'autres détails sur le 5 mai), mais Pasquerel était présent à la scène et le 30 avril il n'était pas à Orléans, bien que M. France cite son témoignage (Procès, t. III, p. 108) pour le 30 avril. La Chronique de la Pucelle, suivant sur ce point Gestes des Nobles françoys, manuscrit de 1429 ou de 1430, date la scène du 5 mai (Procès, t. IV, p. 225). Le Journal du Siège fixe la date au 30 avril (ce qu'accepte M. France (Procès, t. I, p. 155). Les détails sur la blessure et les « nouvelles de son Seigneur », ainsi que sur la lettre datée du 5 mai, telle que la donne son confesseur, qui établit sa présence, sont de circonstance, et je ne pense point qu'il eût une illusion de mémoire, particulièrement parce qu'il est soutenu par l'ouvrage contemporain Gestes des Nobles françoys. Après avoir donné la version de Pasquerel comme datant du 30 avril [(France, t. I, p. 322), M. France la redonne avec plus de détails, comme du jour de l'Ascension (t. I, p. 343, 344); derechef sur le témoignage de Pasquerel (Procès, t. III, p.

44o NOTES

107, 108). Et M. France trouve moyen d'être particulièrement sévère pour les fautes de Pasquerel dans son rôle de témoin (France, t. I, p. XXII).

!'. 148, 1. 3. Jean Charrier, Procès, t. IV, p. 57-59.

1'. 148, 1. 35. Ici notre autorité est Jean Chartier, qui a écrit vingt ans plus tard (Procès, IV, 57, 58). Il est à noter que le récit est très circonstancié, tous les noms et les rôles joués par Loré, Cousinot, le chancelier et Dunois y sont établis, bien que Chartier fasse erreur en disant que Fastolf était à Saint-Laurent. Le Journal du Siège (Procès, t. IV, p. 158) dit que quelques bourgeois étaient présents au conseil. Il ne dit pas que Jeanne y fut appelée, et il ne mentionne pas la feinte projetée ; la Chronique de la Pucelle, attribuée à Cousinot lui-même, à son neveu ou à son fils, n'en parle pas non plus. Là elle suit les Gestes des Nobles françoys (1429). M. France affirme que les bourgeois devaient faire la feinte avec Jeanne, tandis que les nobles avec leurs contingents procéderaient à l'attaque réelle sur les forts de l'autre côté de l'eau. Jeanne était le capitaine de la milice de la ville, qui ne devait pas connaître le secret (France, t. I, p. 340- 343). Mais les bourgeois étaient présents en conseil, d'après le Journal du Siège. M. France considère la version de Chartier comme « très douteuse. » Chartier offre par la suite évidemment de grandes incertitudes, mais il paraît avoir obtenu d'un témoin oculaire cette partie de son récit.

P. 151, 1. 12. Procès, t. IV, p. 226, Chronique de la Pucelle, d'après les Gestes des Nobles françoys.

P. 152, 1. 18. Procès, t. III, p. 214, 215.

P. 152, 1. 37. Le témoignage est contradictoire. D'Aulon et Simon Beaucroix (Procès, t. III, p. 79) disent qu'elle ne voulait pas quitter le fort capturé, où il restait beaucoup de monde avec les vivres que la cité leur avait fournis. Néanmoins cela peut laisser entendre qu'elle retourna à Orléans, mais à contre-cœur. Perceval de Cagny, dont la dictée est d'environ 1436, est d'accord avec d'Aulon. « La Pucelle dit à ceux qui l'entouraient : « Par mon martin, je prendrai demain les Tourelles et m'en reviendrai en ville par le pont » , qui était rompu. (Procès, t. IV, p. 8). Mais Perceval n'était pas présent et jusqu'à l'arrivée

(ir son 1 bef d'Alençon sur le théâtre <1< la guerre, il a'est point un 1»>ii témoin. Le page do Jeanne, .;. Coûtes [Procès, t. III, p. 70), son confesseur

Pasquerel (t. III, p. 108), et la Chronique </<• la Pucelle, Procès, t. IV, p. 227, qui là est contemporainr, maintiennent avec beaucoup de détails qu'elle s'en retourna à Orléans à la maison de Boucher. Je me conforme à leurs versions, mais probablement Cagny, en 1436, tenait la sienne de d'Aulon. ; Procès, t. IV, p. 227, Chronique de la Pucclle, contemporaine ici.

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