‹ La PucelleChapitre 104 sur 210 · V. 1 58. Vont décider au jeu de saint Guilain · texte numérisé non relu

V. 1 58. Vont décider au jeu de saint Guilain

* On connaît, par le fabliau de saint Pierre et le Jongleur , l'aventure de saint Guilain qui joua aux trois dés, contre le diable en personne , l'ame d'une pécheresse moribonde. Le diable, qui est heureux ou qui trichait probablement, amena trois six. Il triomphait : l'ame était en grand danger, et il ne le dissimulait guère; mais un saint ne devait pas, pour son honneur, faire moins que le malin esprit. Il fit plus, mais c'était par miracle : il amena trois sept, et, bien entendu, il gagna son enjeu. Ce conte a fait les délices de nos pères , qui so réjouissaient d'autant plus vivement de voir le diable, pris pour dupe, qu'un tel cas n'arrivait pas souvent même à ceux qui avaient bonne envie de tricher au jeu contre lui.

V. igS. La grâce agit; cette angustine grâce Dans son esprit porte un jour efficace.

* Augustine est un qualificatif ou adjectif inventé par Voltaire, comme stentorèe dans le quinzième chant, v. 171 :

Criant : Louvet ! d'une voix stentorce.

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