V. 1 40. « Je suis damné , je vais au diable : adieu
*Au diable! Adieu (à Dieu). Ces mots ne sont pas rapprochés ici pour produire une de ces antithèses piquantes que Voltaire aimait à faire et qu'il fesait si bien. Ce sont de ces mots devenus à peu près sans valeur, ou qui expriment des idées fort éloignées de la valeur primitive de l'expression : comme Votre serviteur, en écrivant à des inférieurs; Monseigneur ( mon vieillard ) , en s'adrcssant à un jeune homme; Richs séfid (votre barbe blanche), titre qu'en Perse on donne quelquefois à des eunuques et même à des dames , etc. Il en est au reste de l'adieu comme de ces salutations banales qui chez les divers peuples rendent des idées si différentes : Combien valez-vous? Comment vous portezvous ? Comment vous tenez - vous debout ? Comment faitesvous faire?