‹ La PucelleChapitre 38 sur 210 · V. 23. Après ce vers, on lisait dans l'édition de · texte numérisé non relu

V. 23. Après ce vers, on lisait dans l'édition de

Avec cela tout est humble et soumis.

Vovons comment, dans la grande chronique, Du fin Jéthro le gendre politique S'y prit jadis pour être plus que roi. Aux bonnes gens dont Jacob fut le père , Gens d'esprit faible et de robuste foi ,

Il dit que Dieu , lui montrant son derrière. L'endoctrinait sur l'admirable loi Qui le devait, et les fils de son frère, Entretenir pour jamais à rien faire ; Qu'il lui dictait tous les importans cas Où les lépreux, les femmes bien apprises, Devaient changer de robe et de chemises. Paraître en rue ou rester dans les draps. De vingt pétards et d'autant de fusées Le feu saillant et les brillans éclats , Sur un rocher caché dans les nuées , Dont une garde et des ordres exprès Aux curieux interdisaient l'accès.

Pour les idiots furent une tempête ; Le peuple, au loin admirant le fracas, Du Tout-Puissant crut connaître le bras, Et tressaillit pour le hardi prophète.

Le drôle avait étudié sa béte.

Seul au sommet du mystérieux mont, Comme il voulut il fit la quarantaine; Puis tout à coup se montra dans la plaine. Cornes de bouc flamboyantes an front.

Du physicien le brillant phénomène Sur les esprits fit un effet fort prompt. Il dit que Dieu , roulé dans un buisson , A lui chctif avait donné leçon.

C'en fut assez ; il vit en révérence Tout un chacun recevoir son sermon.

On crut du ciel encourir la vengeance , Si l'on osait manquer d'obéissance Et de respect à monsieur Aaron ; Et des statuts dont l'auteur malhabile Eût mérité les Petites-^Maisons Furent des lois que ce peuple imbécille Crut renfermer le sort des nations.

Le bon Numa de sji nymphe subtile S'aida très bien chez les enfans de IVIars ; Le grand Bacchus , qui mit l'Asie en cendre , L'antique Hercule, et le fier Alexandre,

Et le premier de ces fameux Césars , De quelque dieu prétendirent descendre.

Ces fiers Romains à qui tout fut soumis. Domptaient l'pAirope au milieu des miracles. Le ciel pour eux , etc.

Ces vers sont encore bien moins dans le style de M. de Voltaire que dans celui du capucin Maubert, ou du proposant La Beaumelle.

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