‹ La PucelleChapitre 43 sur 210 · V. 68; édition de i · texte numérisé non relu

V. 68; édition de i

L'esprit d'erreur, le trouble , les vertiges,

La froide crainte et la confusion

Sur les Anglais répandent leur poison.

Les cris perçans et les clameurs qu'ils jettent,

Les hurlemens que les échos répètent,

Et la trompette et le son des tambours,

Font un vacarme à rendre les gens sourds.

Le grand Chandos, toujours plein d'assurance, Leur crie : « Entans, conquéi'ans de la France, « Marchez à droite , etc.

V. •i.S'i. Dans l'édition de i756, et dans presque toutes les autres, ce génie se nommait Conculix. On lisait après ce vers :

Mais Conculix avait oublié net De demander un don plus nécessaire, Un don sans quoi nul plaisir n'est parfait. Un don charmant; hé quoi? celui de plaire. Dieu , pour piniir ce génie effréné , Le rendit laid comme un diable incarné ; Et l'impudique avait dessous le linge » Odeur de bouc , et poil gris d'un vieux singe : Pour comble enfin, de lui-même charmé.

Il se croyait tout fait pour être aimé. De tous côtés on lui cherchait des belles , Des bacheliers , des pages , des pucelles ; Et si quelqu'un à ce monstre lascif N'accordait pas le plaisir malhonnête.

Bouchait son nez ou détournait la tète, Il était sur d'être empalé totit vif.

Le soir venu, Conculix étant femme, Un farfadet, de la part de madame.

S'en vint prier monseigneur le bâtard A manger caiile, oie et bœuf au gros lard , Dans l'entresol , tandis qu'en compagnie Jeanne soupait avec cérémonie.

Le beau Duuois, tout parfumé descend ; Chez Conculix un souper lin l'attend.

Madame avait prodigué la parure , ].es diamans, etc.

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