V. 93. li s'en alla vers le dieu du mystère, etc
Ces vers sont, à peu de chose près, les mêmes qu'on lit dans la lettre en prose et en vers que Voltaire écri\'it au prince de Vendôme en 17 17. Les voici :
Il alla donc vers le dieu du mystère, Dieu des Normands , par moi très peu fêté , Qui parle bas , quand il ne peut se taire , Baisse les yeux, et marche de côté.
Il favorise, et certes c'est dommage, Force fripons ; mais il conduit le sage. Il est au balj à l'église, à la cour; Au temps jadis il a guidé l'Amour.
V. 188. Au mont Etna , dans leur forge brûlante. Du noir Vulcain les borgnes compagnons Font retentir l'enclume étincelante Sous des marteaux moLus pesans et moins prompts. En préparant au maître du tonnerre Son gros canon trop bravé sur la terre.
L'Arioste avait employé les mêmes idées à peu près dans la comparaison suivante, en parlant du combat de Renaud et de Sacripant i^Orl.fur., c. 11, viii^ ;
« Si vide cominciar ben degno assalto
« D'un par di cavalier tanto gagliardo.
« Suona l'un brando e l'altro or basso , or alto :
« Il martel di Vulcano era più tarde
« Nella spelonca afluruicata dove
« Battea .tII' incude i folgori di Giove. «
CHANT XIV. 4oi
CHANT TREIZIEME