‹ La PucelleChapitre 87 sur 210 · V. I. O Volupté, mère de la nature · texte numérisé non relu

V. I. O Volupté, mère de la nature

Cet exorde semble imité du premier livre de l'admirable poëme de Lucrèce :

« AEucadum gcnitrix, hominuin «Uruinqiie vohiptas, <• Aima Venus, cœlL suhter labentia signa... »

V. 261. De l'Achéron la rive était troublée; Et pâlissant sur ses horribles bords , Pluton tremblait pour l'empire des morts.

Boileau a traduit le passage de l'Iliade (liv. xx, v. 61),

LA PUCELLE. aG

dont ces vers sont une imitation brillante, dans sa version du Traité du sublime, de Longin (chap. vu). Voici le fragment :

L'enfer s'émeut au bruit de Neptune en furie. Pluton sort de son trône, il pâlit, il s'écrie: Il a peur que ce dieu, dans cet affreux séjour, D'un coup de son trident ne fasse entrer le jour, Et , par le centre ouvert de la terre ébranlée , Ne fasse voir du Styx la rive désolée; Ne découvre aux vivaus cet empire odieux, Abhorré des mortels et craint même des dieux.

Quoique ces vers soient fort beaux, ils ont été justement critiqués par RoUin, Louis Racine et La Harpe.

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