‹ La Pullorose: Recherche d'une méthode de diagnostic pour la campagneChapitre 12 sur 14 · EVITER TOUTES LES SOURCES DE LA CONTAGION · texte numérisé non relu

EVITER TOUTES LES SOURCES DE LA CONTAGION

Les sources de la contagion, nous l’avons vu, sont multiples. On les limite en évitant d’aller dans des élevages voisins (ou alors au retour en se désinfectant avec soin pour ne pas être un transporteur du germe), en empêchant les oiseaux venant du dehors (pigeons, moineaux...) de souiller les mangeoires et les litières des animaux de l’exploitation.

En ne réintroduisant jamais directement dans le troupeau des sujets qui ont fait un séjour dans un concours, les considérant à leur retour comme des oiseaux étrangers.

En désinfectant les coquilles des œufs avant l’incubation par une immersion de deux minutes dans l’eau javelisée à 4 %.

Mais surtout en n'important qu'avec la plus extrême prudence des sujets étrangers à l'élevage et en n’achetant jamais d'œufs à couver dans des centres avicoles dont l’état sanitaire vis-à-vis du Bactérium Pullorum est inconnu.

Presque toujours l’apparition de la Pullorose suit de neu l'introduction de sujets que l’on croit d'élite et que l'on

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achète dans l’espoir d'améliorer les qualités de l'effectif ou de limiter les inconvénients d’une consanguinité trop proche.

Si la pullorination ou la séro-agglutination ne donnaient pas une moyenne de 20 % d'erreurs et n'avaient de valeur réelle que quand elles sont positives, la prophylaxie spéciale à la pullorose pourrait, comme on veut qu'elle le fasse dans la tuberculose, se borner à n’accepter comme améliorateurs que des sujets n'ayant donné aucune réaction à l'injection diagnostique de la toxine, mais nous savons que des individus porteurs de germes ne réagissent qu'au moment où la glande génitale, ovaire ou testicule, entre en activité et que la pullorination négative, pour être prise en considération, doit être répétée quatre fois à un mois d'’intervalle ; ce qui pratiquement exige une quarantaine d'’au moins quatre mois, sans qu'il y ait certitude absolue d’obvier à tout danger.

Pour éviter l'introduction de porteurs de germes dans des élevages reconnus sains, les règles suivantes ont donné d'excellents résultats

Ne jamais acheter d'œufs à couver et, quand il fallait régénérer les souches, n’acheter dans un même centre jamais moins de six sujets à la fois. Un isolement sévère de quatre mois est à pratiquer, au cours duquel deux pullorinations, espacées de trente jours, sont faites. Toute réaction positive ou suspecte entraîne le refus ou l’abatage du lot et en cas de mise en service dans le parquet de la propriété de ces oiseaux importés, le plus malingre est sacrifié et son autopsie, faite avec le plus grand soin, doit confirmer la conviction acquise par les pullorinations.

Par cette méthode, systématiquement appliquée depuis quatre ans dans plusieurs élevages de notre région, nous avons pu éviter l'introduction du terrible germe tout en acquérant la certitude que le mal est plus étendu qu'on ne croit dans certains élevages qui pourtant garantissent leur troupeau indemne de Pullorose.

Traitement

Quelle que soit la valeur de la poule avant le début ou l'apparition de la maladie l’animal fût-il un reproducteur de prix ayant des qualités de géniteur exceptionnel, le traitement curatif ne présente aucun intérêt puisque dans les meilleures conditions il ne peut prétendre guérir vraiment les malades. [1 les « blanchit », c’est-à-dire leur donne les apparences de la santé, les laissant amoindris dans leur capacité de rendement et d'autant plus dangereux qu'ils resteront presque toujours des porteurs de germes méconnus peut-être.

On a dit, nous croyons, avec raison, que l'extrait de cachou donné à la dose de 3 à 4 grammes par litre d’eau de boisson. que le lait caillé, offert lui aussi comme boisson, surtout pendant le premier mois de la naissance, auraient un effet utile. Le chou, si employé dans le Poitou, l'oignon, mais surtout les bactériophages, administrés aux jeunes, feraient aussi des merveilles.

A notre sens, tout traitement qui ne guérit pas radicalement, mais se limite à permettre la survie, transformant la forme aiguë de la maladie en une forme chronique, est plus dangereux qu'utile, car il aboutit à conserver des semeurs de bacilles qui entretiendront le mal sans aucun profit pour l’éleveur. Ces tarés, suivant qu'ils appartiendront à des races de petit ou de gros format, demanderont sept ou huit mois pour devenir des adultes au lieu des cinq ou six mois habituels et coûteront ainsi à élever une somme supérieure à leur valeur marchande. La seule méthode rationnelle de lutte connue qu'il y aït lieu d’envi-

sager comme utile est entièrement d'ordre prophylactique. Nous avons assez insisté sur elle pour ne plus y revenir, mais nous voulons signaler un état d'esprit presque général chez nos paysans qui interdit presque toujours d’y avoir recours. Certes, la conception américaine, dédaigneuse de l'individu ou de la petite collectivité, et qui n’hésite pas à sacrifier en totalité un parquet infecté pour en créer de toutes pièces un autre en sol neuf, me paraît la seule logique. Malheureusement, ces méthodes répugnent d'ordinaire au paysan français, lié à son coin de terre, et qui s'était proposé l’aviculture non comme un but, mais comme un moyen d'augmenter ses revenus par un travail d'apparence facile (nous ne pouvons dire propre et agréable; quoi qu’en pense le profane qui regarde la paysanne jeter le grain à ses volailles du même geste que ses aïeules des siècles passés).

L’habitant des campagnes a toujours lutté toute sa vie. Il reste ainsi disposé à le faire vis-à-vis des microbes et des parasites. C’est parce qu'il en arrive à payer aux maladies diverses une somme bien supérieure à son bénéfice réel en bonnes années que toute méthode qui lui permet de vivre avec son mal, de s'adapter à lui, de ne l’avoir que comme saprophyte lui déplaît moins que toute solution radicale. [1 répugne à toute saignée salvatrice qui, si elle anémie un moment, laisse bientôt plus fort.

C’est pour ce cultivateur, notre voisin et notre camarade d’infortune et de lutte d'hier, que nous voulons décrire cette autre méthode qui, limitant ses pertes, sans cependant lui donner avant plusieurs années un gain réel, lui permettra de vivre avec le Bacterium Pullorum et peut-être d'obtenir avec beaucoup de patience et de persévérance, l'éradication totale de la maladie. Ceux qui liront ce travail, inspiré de la seule pratique terre à terre de celui qui pendant des années a mis la « main à la pâte », payant de sa personne par lui-même et par sa compagne, pourront trouver les directives qui suivent bien décourageantes et assurément trop sévères. Elles le seraient, il est vrai, s’il ne

fallait pas compter avec toutes les défaillances d’un personnel qui, à la terre, est trop souvent le laissé pour compte de l’usine, avec les désastres dus à une simple porte qui est restée un court moment entr'ouverte, avec un mouton qui a enfoncé un grillage, annihilant en quelques instants les efforts de plusieurs mois.

Quand dans une ferme, la mortalité des poussins, les lésions de poules tuées pour la table, la baisse de la production des œufs, ont fait craindre la Pullorose, il faut tout d’abord pulloriner tout l’effectif et systématiquement éliminer rapidement pour la boucherie tous les sujets adultes ayant réagi positivement (considérant même comme positive toute réaction suspecte). On désinfectera les poulaillers avec soin à l’aide de lait de chaux à 5 % ou à l’eau de Javel en solution forte (à 4 %), injectant le liquide contre les parois tandis que l’on immergera le sol imperméable et les instruments pendant plusieurs heures dans la solution antiseptique.

Puis, une fois par mois, pendant quatre mois consécutifs, on pullorinera à nouveau les sujets restant, éliminant à mesure les réagissants. Au terme de cette première série de contrôle, on aura un effectif déjà purifié. Au moment où la ponte aura repris et avant de constituer les parquets, en introduisant des coqs parmi les poules ou poulettes demeurées séparées des mâles afin que leurs œufs ne puissent être porteurs d’un Bacterium Pullorum venu, ce qui est encore problématique et non prouvé, par le « cochage », une nouvelle pullorination permettra d'éliminer les oiseaux qui ont échappé à la première épreuve de contrôle (généralement à cette deuxième épreuve, on retrouvera 20 % de réagissants). On ne gardera pour la reproduction que les poules paraissant indemnes et très vigoureuses et on les isolera du reste du troupeau sur terrain propre. Leurs œufs seront immergés quelques minutes dans un liquide tiède antiseptique (eau de Javel de préférence, les crésyls laissant un enduit goudronné) essuyés avec un linge de toile fine,

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trempés dans l’alcool et posés directement et définitivement sur les plateaux de la couveuse ou dans le nid préparé à cet effet.

D'après nos observations personnelles, nous n'avons eu aucune perte de poussins trois ans de suite en agissant ainsi à l'égard des reproducteurs et de leurs œufs. Un de nos amis qui n'avait peut-être pas notre sévérité à l'élimination par la Pullorine et qui n'avait pas au préalable séparé coqs et poules a été loin de nos résultats.

Au sixième et dix-huitième jours, les œufs seront mirés et tous ceux qui accuseront les signes d’une vitalité ralentie seront retirés de l’incubateur (on se gardera bien d'utiliser ces « œufs clairs » pour la nourriture des poussins). Il sera aussi recommandé de ne pas laisser les jeunes quarante-huit heures en couveuse après l’éclosion du premier poussin, comme il est conseillé d'ordinaire, mais vingt-quatre heures après les premières naissances, de retirer de l’appareil tous les sujets afin de procéder à une désinfection ombilicale à l’aide de glycérine iodée appliquée au compte-gouttes.

Si le pourcentage de l’éclosion se trouve limité par la sortie prématurée du tiroir à œufs, il faut penser que les poussins sacrifiés étaient forcément moins forts, par conséquent moins résistants que leurs aînés qui bénéficieront de cette mesure en poussant gaiement et joyeusement sans aucun trouble. Naturellement, les petits êtres seront placés dans une couverture chauffée pour passer à l'éleveuse qui les attend et sous laquelle ils resteront'trois jours sans recevoir rien autre que de la chaleur, sauf à la fin du troisième jour où du gravier fin, fait de silex broyé, sera placé à leur disposition dans la litière, à côté des abreuvoirs d'eau fraîche. L'alimentation ne commencera qu'à la fin du quatrième jour par un premier repas de pain rassis émietté et trempé dans du vin. La boisson demeurera jusqu’à la fin du premier mois de l’eau fraîche et deux fois par jour du lait caillé donné dans des récipients en poterie.

Pour rendre plus vigoureux ces poussins, il faudra mêler

à leur alimentation des produits riches en vitamines, en particulier de l’huile de foie de morue et leur donner, si possible, des bactériophages d’Herelle si élégamment adaptés aux poussins par M. le Professeur Verge, puis, dès qu'ils seront capables de supporter les rayons solaires, on les placera d’abord en serres ensoleillées, puis en parquets de verdure pendant les heures les plus chaudes de la Journée.

Au cours de la croissance, on continuera à sacrifier tous les malingres, ne conservant que les sujets sains et forts.

Chaque année, les mêmes règles seront répétées, car l'expérience prouve que l’on retrouve au bout de deux ans 12 % de réagissants et que la troisième année on en à encore 9 %. Cette progression décroissante laisse espérer qu'au bout de quelques années, si la même sévérité est apportée dans la lutte contre la Pullorose, la maladie parviendra à être vaincue.

Les Américains, qui ont entrepris une lutte systématique contre la Pullorose, délivrent des certificats aux élevages qui établissent le bon état sanitaire de leur élevage de la façon suivante: Tous les oiseaux âgés de plus de 8 mois sont soumis, la première année, à deux tests par Seroagglutination. Si l'élevage est reconnu indemne, chaque année 20 % de l'effectif sera éprouvé à nouveau par Seroagglutination. Si cette épreuve ne donne pas de réagissants, le troupeau est déclaré sain. Si de nouveaux réagissants sont dépistés, tout l'élevage est soumis à l'épreuve diagnostique. Même s'il n'y a plus de réaction d’agglutination positive, l'élevage ne sera considéré purifié et garanti indemne qu'après deux nouvelles épreuves annuelles négatives.

Cette conception de la garantie officielle qui rend de si grands services en Amérique, facilitant aux éleveurs la vente de leurs reproducteurs à l'étranger, fait école. Les Belges et les Danois l'ont déjà réalisée sans avoir pu encore obtenir le visa de l'Etat, et les Allemands. qui viennent de voter le principe d’un contrôle comparable à celui des

Américains, espèrent, dans un avenir proche, pouvoir délivrer les certificats attestant officiellement que tel élevage est indemne de Pullorose.

Nous n'avons pas encore en France une pareille organisation. Il faut le regretter, car l’éleveur qui débute, celui qui veut régénérer son troupeau ou celui qui, éprouvé, veut faire « peau neuve » en achetant dans des élevages connus des reproducteurs de choix, n’a aucune garantie de l’état sanitaire du troupeau de son vendeur s’il ne recourt pas aux méthodes peu pratiques, délicates et onéreuses que nous préconisions au paragraphe de la prophylaxie.

Tant que nous n’aurons pas de méthode d’immunisation à la fois inoffensive et efficace, comme on vient d’en trouver une pour la tuberculose, tant que nous n'’aurons, comme procédé de diagnostic, que la recherche souvent délicate de modifications humorales qui ne dépistent pas les infectés latents ou les porteurs de germes, la lutte contre la Pullorose restera une œuvre ardue et très difficile à réaliser.

Grâce à l’aide précieuse et agissante sous toutes les formes qu'au Laboratoire National de Recherches d’Alfort nos Maîtres, M. le Professeur Vallée et M. Rinjard, nous ont donnée sans réserve, nous avons pu, dans notre élevage, avoir raison de la maladie. Ce que nous avons pu faire à force de patience, et il faut bien l'avouer, après de nombreuses tentatives que la moindre défaillance rendait vaines, d’autres peuvent le faire et M. Cournault, à Saint-Thiébaut, M. Lederlin, à la B. T. T. en mettant si obligeamment quelques-uns de leurs parquets à notre disposition, puis en agissant par eux-mêmes dans leur effectif, ont prouvé qu'avec la seule collaboration de leur vétérinaire on arrivait quand on le voulait vraiment à débarrasser un élevage de la Pullorose.

À l'heure où nous sommes où le cultivateur voit renaître les jours pénibles d'avant guerre, où le capital énorme immobilisé pour l'exploitation n’était pas rémunéré, où ses heures de travail qui pour lui ne sont pas limitées par

des lois, mais vont du lever au coucher du soleil et seront payées moins cher que celles de l’ouvrier d’usine, seuls résisteront, parmi eux, les plus intelligents ne perdant rien dans la ferme, utilisant au meilleur moment, au meilleur endroit et de la meilleure manière tout ce que leur terre leur donnera. L’aviculteur, s’il veut réussir, devra, plus qu'’hier encore, consacrer à son métier une “part importante de son activité. Il n’aura de bénéfice qu’’à condition qu'il puisse vaincre les ennemis si nombreux qui limitent et souvent compromettent totalement son bénéfice.

En face de la Pullorose, que peut-il attendre de l’avenir?

Si l’on envisage le problème de plus haut, en ne négligeant pas son côté philosophique, on est surpris du parallélisme qui existe entre les Brucelloses des mammifères et la Pullorose des oiseaux. Les agents spécifiques de ces deux maladies, qui ont comme habitat préféré les ovaires ou ses annexes, tuent les embryons ou les jeunes, tandis que, le plus souvent, ils sont compatibles avec la vie chez les adultes. L’une et l’autre de ces maladies provoquent seulement dans leur sang des modifications humorales du même ordre. Elles mènent souvent une existence ralentie, sans manifestations qui puissent les déceler, se réveillant parfois brusquement et presque toujours semant leurs terribles germes dès que les organes reproducteurs veulent accomplir leur mission.

Puisque pour l’une, la science a permis de trouver dans la prémunition avec le bacille vivant une méthode élégante et utile qui, si elle n’immunise pas, limite ou supprime l’atteinte de l’utérus en gestation, en empêchant alors les pertes les plus appréciables, pourquoi ne nous donneraitelle pas bientôt pour l’autre un bienfait comparable?

Cette trouvaille reste dans la logique de demain, tout la laisse espérer et pourtant ce jour-là, le cultivateur de nos fermes de l’Est qui accepte si volontiers de vivre avec le microbe, le subissant tant qu'il n’est pas opprimé par lui, n'aura encore obtenu qu’une apparente victoire. En effet, si la vache qui porte en elle le bacille de Bang, sans en souf-

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frir dans ses aptitudes de reproductrice, reste disqualifiée en dehors du troupeau auquel elle appartient, perd très peu de son rendement laitier et garde sa même valeur pour la boucherie, au contraire, la poule, fût-elle un sujet de choix, est à rejeter dès qu’une première atteinte lui a fait perdre irrémédiablement 20 % de sa capacité de ponte. Pour l’effectif infecté, seule l'élimination brutale, hâtive des malades est et restera la méthode de choix.

Seule une vaccination préventive des animaux à protéger sera éminemment indiquée pour la protection de l’effectif indemne; mais il faut pour cela que l’on dispose d’une méthode d’immunisation à la fois inoffensive, efficace et incapable de contaminer le milieu.

Nous n’en sommes encore malheureusement pas là.

Conclusions

Sachant que le traitement de la Pullorose est illusoire, que la symptomatologie ne peut qu'attirer l’attention de l’éleveur sans préciser la nature exacte de la maladie, nous avons dû limiter notre étude à la recherche d’un diagnostic facile et rapide et d’une prophylaxie très simple.

Nos essais nous permettent de conclure que le diagnostic, même pour le vétérinaire utilisant les seuls produits biologiques donnés déjà par le commerce, sans le matériel compliqué que seuls possèdent les laboratoires, peut quand même établir un diagnostic précis.

Chez le poussin, la mortalité en coquille et les pertes effroyables faites pendant les premiers jours de la vie font appréhender le mal. L’autopsie qui, outre la diarrhée blanche, permet de déceler des nodules du poumon et du cœur chez un grand nombre assure de façon certaine le diagnostic.

Chez l’adulte, la Pullorination, méthode très simple, peu onéreuse, rapide, de facile appréciation malgré les apparences, nous a donné des renseignements d’une valeur égale et très comparables à ceux obtenus avec la séro-agglutination, méthode fatigant et même abîmant les oiseaux par ses répétitions, exigeant non seulement l’aide du vétérinaire local, mais aussi celle du Laboratoire lointain, d’un prix de revient qui ne tardera pas à être très appréciable le jour où, sortie du domaine de la recherche où elle se cantonne en France, elle sera faite par des spécialistes.

Aussi nous n’hésitons pas à conclure que seule la Pullorination doit être recommandée à la ferme pour réaliser la prophylaxie curative qui, nous en avons fait la preuve, permettra de régénérer un élevage atteint.

Cette prophylaxie ne sera efficiente que si elle est brutale, exagérée même et rapide, éliminant du troupeau non seulement tous les atteints, tous les suspects que les Pullorinations répétées à plusieurs reprises chaque année indiqueront, mais encore tous les malingres, tous les fragiles qui, toujours restent des nuisibles par leur faible rendement et leur facilité à recueillir puis à laisser devenir virulents tous les germes.

Vu el approuvé : Yu el approuvé :

LE DoYEN, LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, BALTHAZARD. LEMIÈRRE.

Vu et permis d'imprimer :

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