‹ La Pullorose: Recherche d'une méthode de diagnostic pour la campagneChapitre 9 sur 14 · PRES · texte numérisé non relu

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lentement et très mal, gardant, outre une fragilité très grande, toutes les tares du rachitisme, et ce qui est grave, perpétuera dans l'élevage les sources de la contagion. Economiquement il y aurait intérêt à les sacrifier dès que le diagnostic est posé, même s’il n'y a aucune possibilité de s’en servir utilement pour la boucherie.

5° PoINT DE VUE DES INDIVIDUS ADULTES :

Même chez l’adulte, le Bacterium Pullorum peut provoquer de grosses pertes, et Jarnay, dans un élevage infecté depuis un an, cite le cas de sept sujets adultes atteints qui ont succombé, laissant voir à l’autopsie des lésions grayes chroniques ou subaiguës (rate hypertrophiée, foie congestionné, poumon parsemé de foyers de nécrose de la orosseur d’un grain de mil).

Quand ces ravages, heureusement très rares, ne sont pas observés, la Pullorose, outre la diminution de ponte très appréciable, entraîne encore des pertes en rendant les sujets fragiles, très sensibles à toutes les autres maladies. Aussi, dès que le nid-trappe accuse le ralentissement marqué de la ponte, il y a intérêt à utiliser hâtivement ces sujets pour la consommation afin de ne pas nourrir sans profit, quand ils ne dépérissent pas, des sujets dangereux parce que porteurs de germes, tout en ayant encore une réelle valeur a pour la seule boucherie.

Prophylaxie

Dans un effectif indemne, la prophylaxie doit se proposer de conserver le bon état sanitaire :

1° en lui appliquant toutes les règles habituelles et sévères d’une bonne hygiène qui maintient à l'organisme les moyens de défense naturelle ;

2° en le surveillant et le contrôlant de très près pour éviter et aussi dépister toutes les sources de la contagion, en particulier en prenant un soin jaloux de ne jamais introduire dans le troupeau des sujets contaminés ou porteurs de germes.

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