N° DU SUJET AUTOPSIE MACROSCOPIQUE
— . 221 Suspecte Suspecte Notes: |
— 227 Positive Positive — 142 Suspecte Positive Ovaire altéré.
— 2088 Positive Positive
—= 17 Positive Suspecte — 325 Suspecte Négative — 383 Suspecte Suspecte —, 886 Négative Suspecte — 151 Négative Suspecte — 182 Suspecte Suspecte
Ovaire altéré.
— 198 Négative Suspecte |
Aucune lésion.
Non effectuée. Ovaire altéré.
Ovaire altéré.
— 196 Positive Négative
— 405 Positive Positive Non effectuée.
107 Positive Positive
— 408 Positive Suspecte
— 409 Positive Positive Ovaire altéré.
2H) Positive Posititve : E
= (44 Positive Suspecte { Non effectuée.
— Al Positive Positive Trouvée morte (péritonite).
— 2 Positive Positive
— 4923 Positive Positive
— 42% Positive Positive N ftectué
— 495 Suspecte Positive COS ERANSE:
— 497 Positive Positive
— 429 Positive Suspecte
— 430 Positive Positive Ovaire altéré.
— 431 Positive Positive Non effectuée.
Après cette première épreuve, les sujets n'ayant pas réagi ont été isolés dans un parquet propre, les réagissants et les suspects ont été laissés sur place. Les pullorinations répétées systématiquement dans ces deux troupeaux, les 13 décembre 1927 et 30 janvier 1928, ont donné pour ces animaux des réactions à peu près identiques à celles enregistrées précédemment.
A cette date, tout le troupeau malade ou suspect a été vendu pour la consommation. Bien que ce fut là une faute, comme nous l’ont prouvé depuis les affirmations des chercheurs, qui estiment avec raison que la viande d’un malade,
quelle que soit sa maladie, est sinon dangereuse du moins de
qualité inférieure, aucune observation ne nous a été faite. b) Elevage de M. Cournault: Effectif éprouvé: 300 sujets.
Répondants à l’une ou l’autre méthode : 33 %.
N° DU SUJET AGGLUTINATION | PULLORINATION Poule 3149 Positive Suspecte — 3155 Négative Suspecte — 8177 Suspecte Positive — 3127 Postiive Positive — 3128 Négative Suspecte- — 3126 Positive Positive — 78 Suspecte Positive — 3154 Positive Négative — 3189 Positive Positive — 3172 Positive Positive — 86 Suspecte Suspecte — 3187 Suspecte Suspecte — 92 Positive Positive — 3159 Suspecte Suspecte — 3176 Suspecte Positive — 3157 Positive Suspecte — 84 Positive Négative — 83013 Positive Positive — 2944 Positive Positive — 3034 Positive Positive — 2996 Positive , Positive — 40 Positive Positive — 3001 Positive Positive — 61 Positive Suspecte — 3155 Positive Suspecte
c) Elevage de M. Lederlin
Des dix poules ayant réagi à la Pullorine et sacriflées huit jours, après, seules les poules 34 et 49 avaient des lésions de l'ovaire.
Rp
Valeur comparée de la séro-agglutination et de la pullorination
Malgré quelques réactions divergentes, ce tableau fait en prenant parmi les expériences nombreuses que nous avons tentées les cas les plus typiques, les réactions les plus marquées, prouve, et les quelques autopsies macroscopiques faites le confirment, que les deux méthodes séro-agglutination et pullorination ont une valeur diagnostique très comparable.
Dans ces conditions, comme l’ont recommandé d’ailleurs M. le Professeur Panisset au Congrès de Londres, M. le Professeur Lesbouyries à l'Ecole d’Alfort et M. le Directeur Rinjard, qui a perfectionné la méthode en voulant une auto-pullorine ou au moins une stock-pullorine, nous n’hésitons pas à préférer la méthode de pullorination simple, pratique, à la séro-agglutination, peut-être plus scientifique puisqu'elle est moins tributaire de nos sens, mais peu utilisable, loin des centres d’études.
Dans nos exploitations, dont l'importance n’est pas compatible avec la création pour elles seules d’un laboratoire qui lui serait attenant, comme cela existe dans les fermes de pondeuses américaines, il faut à notre avis y renoncer ou ne la conserver exceptionnellement que pour le contrôle des animaux à réaction douteuse.
En face de maladies contagieuses à forme chronique, parfois si discrètes que l'individu atteint a toutes les apparences extérieures de la santé, il ne faut pas oublier, quelle que soit la méthode de diagnostic employée, que celles en notre possession doivent se borner à rechercher la présence dans l’organisme de l’antigène spécifique de l'affection en cause. Malheureusement, dans la Pullorose, comme dans quelques autres maladies dues à des germes vivant de préférence sur des organes spécialisés, ne travaillant activement qu'à certaines périodes de la vie, il semble que les germes ont besoin pour se multiplier et fabriquer en grand leurs
anticorps et leurs agglutinines, d’une transformation du milieu qui doit les nourrir. Ces causes qui sans modifier la structure macroscopique de ces milieux, troublent à ce point leur composition intime qu’un germe qui y menait une vie ralentie cultive activement, ces causes nous échappent encore, mais dans le cas de la Pullorose sont certainement influencées par le reprise du travail de l'ovaire.
De cette constatation découlent les règles que nous devons poser pour l'interprétation des réactions :
1° Seule la réaction positive a une valeur réelle et absolue.
2° Pratiquement, dans un troupeau non encore étudié et qui n’a pas eu récemment d'introduction de sujets venus du dehors, les réactions négatives ne doivent être admises comme réellement valables que si elles sont toutes négatives pour tout l'effectif examiné.
8° Dans un troupeau primitivement infecté dont on a éliminé par une première épreuve tous les réagissants, la réaction négative ne doit être admise comme telle qu'après quatre examens faits à trente jours d'intervalle, dont un au moins au début ou en période de ponte.
4° La réaction douteuse ou imprécise doit, dans un troupeau infecté, entraîner toutes les conséquences de la réaction positive, alors que dans le troupeau n'ayant présenté aucune réaction positive, elle peut rester celle d’un moment, c’est-à-dire avoir comme seule indication d'attirer l’attention sur l’animal éprouvé. Cette réaction sera alors suivie à brève échéance et à un mois d'intervalle d’une deuxième et d’une troisième épreuves qui, si elles sont vraiment négatives, diront que ces sujets sont bien indemnes de Pullorose.
Pronostic
Le pronostic est toujours très grave et cependant cette gravité se présente sous des aspects et avec des conséquences économiques différentes, suivant le point de vue auquel on se place et suivant l’âge des sujets.
1° PoiNT DE VUE EXPLOITATION
Il est d’une gravité exceptionnelle en France, où l’on ne peut agir comme a coutume de le faire l’éleveur américain: vendre tous les adultes malades, suspects ou contaminés pour la consommation, brûler ou à la rigueur désinfecter par des moyens actifs et brutaux les locaux d'habitation et d'exploitation, abandonner le terrain et aller, loin de là, recommencer l'élevage avec une nouvelle souche. Cette méthode radicale, la seule vraiment logique, n’est pas applicable dans nos fermes de l’Est. Aussi pour ces exploitations, le pronostic de la Pullorose reste si sombre que si l'effectif est sérieusement atteint, il vaut mieux l’abandon de l’élevage avicole pendant plusieurs années, demandant au porc ou au mouton d'utiliser pendant ce temps les sous-produits qui ont été la raison initiale de l'élevage.
Cette décision, qui bouleverse l’une des traditions de la terre au respect desquelles le cultivateur reste si attaché, ne sera prise que bien rarement. Nous savons, pour avoir vécu intensément en plusieurs circonstances ces luttes intérieures, combien au paysan il est douloureux, même devant l'évidence, de s’avouer vaincu et de renoncer, même pour
Oo quelques années seulement, à ce petit élevage, le seul apanage réel de la femme à la ferme.
Nous qui devons, dans l’exercice de notre profession, ne voir que ce qui est vraiment profitable à l’éleveur, dût-il un moment nous garder rigueur de notre franchise, nous serions coupables de ne pas agir de toutes nos forces pour faire accepter une solution radicale.
Il est cependant une constatation empirique un peu troublante qui a permis à de grands élevages infectés, ne voulant pas disparaître ou évoluer, d'éviter, il est vrai malhonnêtement, au seul sens moral de ce mot, la solution brutale que nous croyons devoir prescrire.
On a remarqué, en effet, que dans un troupeau infecté, les premières couvées faites en décembre et en janvier, alors que l'ovaire travaille encore au ralenti, et les dernières, celles d'avril et de mai, quand l'ovaire déjà fatigué demande du repos, entraînent un pourcentage de mortalité des poussins très faible, dû, nous croyons, à ce qu’en ces périodes, comme nous le disions déjà au début de cette étude, le milieu où vit, dans la poule, le Bacterium Pullorum, n'a pas encore ou a perdu les aptitudes biologiques ou peut-être physiques nécessaires à son développement.
Forts de ce renseignement qu'une grande pratique leur a donné, quelques centres avicoles atteints n’ont pas hésité à continuer leur production de poussins, gardant pour leur élevage propre les petits issus des premières couvées, réservant pour la vente des sujets de trois mois les jeunes nés en avril ou en mai et offrant les couvées intercalaires au marché des poussins d’un jour qui plaît au producteur d'œufs, qui ne s’embarrasse plus des incubations depuis qu'il sait que le poussin d’un jour voyage facilement et sans dommage au sortir de la couveuse.
Nous avons cependant la conviction que ce moyen de limiter les pertes et d'obtenir une survie de l'élevage est finalement désastreux car il en est en aviculture tout autant et probablement plus que dans les autres branches de l’animaliculture : seul l’animal bien choisi, bien sélectionné,
mais avant tout sain, paye. Il suffira pour l’aviculteur, qui est toujours un « gagne-petit », d’une chute de rendement de 20 %, et la pullorose provoque des pertes d’un ordre autrement important, pour que l’exploitation devienne déficitaire. Elle ne peut alors durer que par un bluff mensonger et malhonnête, et l’on ne saurait trop réprouver la vente à très haut prix comme reproducteurs d'animaux qui, parce qu'ils sont des malades, non seulement ont perdu toutes les qualités que le choix de la race bien adaptée aux besoins du pays et la sélection bien comprise leur avait données, mais encore compromettent l’état sanitaire de l'effectif où on va les introduire comme améliorateurs.
2° PoINT DE VUE DE LA PONTE
Il faut compter non seulement avec la perte énorme due à la diminution du rendement en œufs qui, à la ferme, rend déficitaire l’exploitation de la poule malade, mais aussi avec les altérations de l’œuf dues à l'infection de l'ovaire par Bacterium Pullorum. Ces œufs ont jeté dans un monde médical incomplètement averti un réel discrédit sur l'œuf considéré comme aliment de choix du malade.
Ces altérations, qu'elles soient invisibles et ne se traduisent que par une véritable intoxication du malade, qu'elles soient macroscopiques sous la forme de débris ovariens mélangés à la substance de l’œuf et notamment au jaune, provoquant chez ceux qui les trouvent une répulsion invincible, n’ont pas été pour plaider en faveur de cet aliment, le plus nourrissant, le plus complet et aussi, à principes nutritifs égaux, le moins cher qui soit.
Les tendances qu'ont certains spécialistes à dédaigner l'œuf du jour, qu'ils considèrent plus toxique que l'œuf pondu depuis deux ou trois Jours, ne seraient-elles pas liées à la présence du Bacterium Pullorum dans certains œufs ? De nombreuses observations pourraient le faire croire.
AN hams
3° PoiNT DE VUE POUSSINS
C'est pour cette catégorie que le pronostic envisagé à l'égard de l'individu a toute sa gravité, car parfois la mortalité des poussins est si effroyable qu'elle atteint la totalité des couvées sans que l’on puisse faire quoi que ce soit pour enrayer les pertes ; et si chez nous, aux heures sombres de notre élevage, nous avons vu deux couvées de trois cent cinquante œufs ne nous laisser, le sixième jour qui suivit la sortie de l’incubateur, que quatorze petits souffreteux, malingres, que l’écœurement aussi bienfaisant ce jour-là que la raison, nous a fait sacrifier, nous avons assisté impuissant en plusieurs élevages et en particulier chez un de nos voisins, à la mort jusqu'au dernier de l'effectif important acheté au sortir du couvoir.
Ces pertes, déjà très appréciables en elles-mêmes, entrafnent des conséquences lointaines plus sérieuses encore puisqu’une poule, pour être productive de l’œuf qui se vend cher ou pour être le reproducteur de choix qui est recherché, doit être née à un moment défini, précisé par la mise en couveuse. Un retard d’un mois et c’est la perte de temps minima pour une couvée manquée, fera souvent que cette poule n'aura pas tout à fait sa taille d’adulte pour l'entrée de l'hiver et qu'au lieu d’être une pondeuse précoce, elle ne commencera à produire qu'au printemps, obéissant à ces règles encore mystérieuses dans leur explication scientifique qui veulent que l'ovaire ne peut acquérir son aptitude à un premier travail de novembre à février, tout au moins sous notre climat.
4° PoiNT DE VUE POULETTES
Le pronostic en apparence bénin, puisqu'il vise des sujets ayant survécu à la forme aiguë et paraissant guéris, reste à nos yeux très grave, car la poulette qui demeure infectée
à l'état chronique, est et restera chétive. Elle se développera