‹ La Pyélographie Intraveineuse dans le Diagnostic de la Tuberculose RénaleChapitre 3 sur 24 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Voelcker et von Lichenberg nous ont appris, en 1906, à pousser, à travers une sonde urétérale, un liquide opaque aux rayons X dans l’uretère et le bassinet, et à obtenir par la radiographie une image des cavités urinaires, une pyélographie. Et comme le liquide de contraste est introduit de bas en haut, à contre-courant, nous obtenons une pyélographie rétrograde, une pyélographie ascendante. à

Il est à peine besoin de rappeler les progrès réalisés, grâce à cette méthode, dans l'exploration de l'appareil urinaire. Qu’on n’attende pas de nous une critique du cathétérisme des uretères : il rend trop de services pour que nous soyons porté à en exagérer les inconvénients ou les dangers.

Il n’en reste pas moins que nous ne pouvons pas considérer comme un idéal définitivement acquis et intangible, l'obligation de pousser une sonde à travers l’uretère, qu’on l’arrête à la partie inférieure du conduit, ou qu’on la pousse jusque dans le bassinet.

Pour ceci, et pour d’autres raisons que nous aurons l’occasion d'exposer, on pouvait souhaiter la découverte d’une substance absorbable sans danger pour l’organisme, éliminée électivement par les reins,

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et rendant l’urine suffisamment opaque aux rayons pour qu’il soit possible d'obtenir une image instructive de l’appareil urinaire.

Ce vœu est entré dans la voie des réalisations. Après une période de tâtonnements, nous avons dans l’urosélectan, dans l’abrodil, dans le tenebryl, des substances qui nous permettent d'obtenir ces images.

La solution peut être introduite par la bouche (méthode encore embryonnaire), par le rectum (méthode d’exception, au moins jusqu'ici) et surtout par voie intraveineuse. L'image obtenue de l'urine chargée de la substance donnée, est celle d’un liquide qui suit la voie descendante, physiologique ; bien plus, la substance introduite par l'organisme a été sécrétée par les reins. D'où les noms de pyélographie intraveineuse, de pyélographie descendante, de pyélographie par sécrétion, qui ont été attribués à la méthode. Glorieux l'appelle pyélographie physiologique.

Dès la première publication de Lichtenberg et Swick sur ce sujet, de nombreux urologistes ont commencé à faire l'essai des nouvelles substances dans les diverses affections du rein ; signalons parmi les premiers : Kretschmer, Lowsley, Kidd, Gerlmann, Stryntschak, François (d'Anvers), Lepoutre et Stobbaerts, Ravasini, Simon, Ed. Papin, etc. À mesure que les substances de contraste et la technique se sont améliorées, les résultats sont devenus plus intéressants. Il est juste, quand apparaît une méthode nouvelle, d’en faire l’essai au plus tôt ; il est prudent d'attendre un certain temps avant de poser des conclusions pratiques.

Le but de ce travail est de montrer ce que semble

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avoir apporté au diagnostic de la tuberculose du rein, la pyélographie intraveineuse.

Nous exposerons d’abord les données que peut fournir la pyélographie descendante dans les divers cas de tuberculose rénale.

Nous indiquerons ensuite les faiblesses de la méthode et tâcherons de tirer quelques conclusions pratiques.

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