CHAPITRE I
Contribution de la pyélographie intraveineuse
au diagnostic de la tuberculose
La tuberculoss rénale soulève souvent des problèmes difficiles et intéressants, qui mettent à l'épreuve nos diverses méthodes d'investigation ces fonctions rénales. La saine clinique ne refuse le concours d'aucun procédé d'exploration, fût-il très nouveau et encore contesté : bien au contraire, elle accumule les documents, mais elle les soumet à l'épreuve de l'expérience et du bon sens. Et il arrivera que c’est l’exploration la moins fine, celle que nous jugeons à première vue la plus grossière, qui nous permettra d'aboutir à la néphrectomie, seule thérapeutique vraiment efficace de la tuberculose urinaire.
Quand les signes cliniques et la découverte de bacilles de Koch dans les urines ont permis de poser le diagnostic de tuberculose rénale, il s’agit alors :
1° De déterminer le rein atteint ;
2° De dire si l’autre rein est :
— dépourvu de bacilles de Koch ; — capable à lui seul d’assurer la dépuration urinaire.
Parfois ces diagnostics sont faciles: quand on peut cathétériser les deux uretères, s'assurer que d’un côté il y a du pus, des bacilles de Koch, un fonctionnement défectueux, et que, de l’autre, l'urine est limpide et stérile, la concentration fortuite élevée,