‹ La Pyométrie Dans Le Cancer Utérin ( Contribution Clinique )Chapitre 13 sur 16 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

«La pyométrie, écrit M. le professeur-adjoint de Rouville, assombrit peu le pronostic du cancer du col abandonné à son évolution naturelle. Je ne connais que deux observations de rupture spontanée de la collection purulente dans la cavité péritonéale. » Quant aux propagations infectieuses péri-utérines se rattachant au pyomètre elles sont d’une extrême rareté. « Mais si le cancer est opérable, la méconnaissance de cette complication est de nature à assombrir singulièrement le pronostic opératoire de l'hystérectomie. À cet égard, une distinc- Lion mérite toutefois d’être faite, suivant que le chirurgien enlève l'utérus par la voie haute ou par la voie basse. Si, contrairement à la pratique actuelle du plus grand nombre, il intervient par le vagin, l'erreur pourra ne pas avoir de conséquences graves, s’il ne se prive pas volontairement, en suturant le vagin après l’ablation de la matrice, du principal avantage de la voie vaginale, et s’il draine la cavité pelvienne. Fermer le vagin après l'hystérectomie vaginale est, à mon sens, en dehors de lésions parfaitement aseptiques ayant motivé l'intervention, une faute grave, et qui explique bien, ainsi que le remarque Tate, les résultats consignés dans la statistique de Bürkle, accusant 7 décès sur 17 hystérectomies basses

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pour néoplasmes cervicaux compliqués de pyomètre. Il en va tout autrement, au cas d’hystérectomie abdominale, non point que l'infection péritonéale soit fatale dans ces conditions, mais les risques de cette infection sont alors à leur maximum. C’est qu'en effet, il ne suffit pas, pour se mettre à l'abri de l’effusion du pus, d'éviter l'ouverture systématique de la cavité utérine, qui caractérise certains procédés d’hystérectomie. Je n'ai jamais eu, pour ma part, recours à ces procédés dangereux, leur préférant infiniment le procédé de Wertheim modifié, que je considère, avec la grande majorité des gynécologues de l'heure actuelle, comme le procédé de choix. L'ouverture de la cavité utérine ne fait pas partie de la technique de Wertheim, et cependant rappelezvous ma deuxième observation: l'utérus dilaté par le pus a été déchiré par les grifles de la pince à traction ; le pus à envahi la cavité pelvienne ; ma malade a guéri. Pourquoi? Je ne sais au juste : le mur épais de compresses protectrices s'est-il montré imperméable au pus? Le pus était-il aseptique ? L'opéré de Legueu a été moins heureux : l'utérus, attiré en haut par la pince, se sépare brusquement du col et du vagin : effusion de pus, péritonite, mort le troisième jour après l'intervention... et cet exemple n’est pas unique? » Ce pronostic de la pyométrie que M. le professeur-adjoint de Rouville a tracé dans sa leçon clinique se passe de commentaire, tant il est la vive expression des cas de pyométrie observés.

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