‹ La quadrature de l'amourChapitre 104 sur 178 · IJ^ SÉRÉNADE DE BRAGA · texte numérisé non relu

IJ^ SÉRÉNADE DE BRAGA

Chaque homme a toujours, dans sa vie, Trois, quatre ou cinq minutes de génie. Le tout est de s'en apercevoir !

Un méchant racleur de tarentelles

Improvise et trouve, un beau soir,

Quelque sérénade immortelle...

Après quoi l'instrument ne récidive plus

Et retombe à l'ignominie.

Ainsi tous les am.ants, laids, miteux ou bossus. Ont l'inspiration possible du génie.

Un éclair ! mais il faut savoir en profiter.

Et combien passent à côté Qui, peut-être, une nuit, un jour, une heure m.ême, Eussent connu l'amour dans sa beauté suprême. Quand d'autres plus heureux, que le sort protégea. Hardiment ont tenté leur chance et l'ont conquise.

Je dis de ce moment de verve et de surprise : « Avoir écrit sa sérénade de Braga. »

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