C'EST UN GARÇON TRÈS DISTINGUÉ
Ce sont les gens dits délicats Qui le plus souvent se contentent De baisers vils et d'amour bas, Commensaux de femme galante Ou de domestique en chignon. Ces êtres, avérément tendres Et plus guindés que de raison, Sont assez humbles pour prétendre Aux contacts brefs, aux tristes lèvres Dont le relent seul vous distille Cette incolore et fade fièvre Des quartiers pauvres de la ville Qui monte au fond du crépuscule...
Il n'est que les gens délicats Dont le cœur ne se lève pas.
Ni ne frémit ni ne recule.
Quand ils lampent avec ivresse Cette odeur, mêlée aux caresses.
De fruits tournés et d'évier gras.