‹ La quadrature de l'amourChapitre 17 sur 178 · LA CHEMISE DE LINON · texte numérisé non relu

LA CHEMISE DE LINON

Nos amours sont des vêtements

Qu'au fur à mesure on endosse.

Ils sont tous successivement

D'étoffe mince, rude ou grosse.

Le premier est près de la peau.

On en sent pour toute la vie

Le doux contact. Il n'est pas chaud

Et la chair n'est pas garantie

Par ce linon souple et si fin.

On passe à d'autres. A la fin.

Ce qu'on endosse par-dessus

Le tout, c'est, vite, un gros manteau

Qui couvre bien. Il nous tient chaud,

Très chaud... Mais on ne le sent plus.

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