PERSÉE ET L'AFFRANCHIE
L'homme, en s'afïranchissant, émancipa la femme.
Il a peur tout à coup du réveil de l'esclave.
La femme a retrouvé la moitié de son âme,
La moitié qu'elle avait laissée dans les entraves.
Adieu, servante ! Adieu, la vieille femme-enfant.
Idéal de faiblesse et de mansuétude !
L'homme t'a libérée. Gloire à lui ! Seulement
Il paiera cet honneur de plus de solitude.
Car, quand l'homme accomplit un devoir, il l'expie.
Ce qui fait sa grandeur fait sa mélancolie.