TABL.E D'HARMONIE
Le terrible est chez la femme Un don tout aussi naturel Que la grâce, le charme ou tel Envahissement de lame.
Quand une femme passe dans un bal
J'aime entendre dire d'elle Cette phrase : elle est terriblement belle, Car la femme, motif entre tous musical, Eveille en nous tous les accents.
Thème pur, héroïque ou simple mélopée,
Elle est, bien plus qu'un plaisir pour les sens, Une sonorité de l'idée.
LE BOVARYSME INCOMMODE
Je possédais un chien énorme, un épagneul
Dont les ébats bouleversaient mon home.
Il eût couvert un lit entier à lui tout seul. Mais il avait élu mes coussins pour royaume. On le trouvait sur tous les meubles minuscules, Roulé sur de la soie, béat sur les carpettes. Car ce pauvre animal s'était mis dans la tête Qu'il était de ces « toys » menus que l'on adule... Il se croyait un petit chien !
Oh ! combien y a-t-il de femmes, oh ! combien,
Qui font des grâces et des mines
Exorbitantes ou mutines Et qui s'assoient du poids énorme de leur charme Sur tout ce que le rêve a de fragilité? Chaque pas qu'elles font provoque les alarmes
Du dilettante épouvanté...
Évite, ô jouvenceau, sur ton chemin, évite
Les femmes « qui se croient petites ! »