‹ La Querelle des bouffonsChapitre 3 sur 3 · Chapitre xxi, paragraphe trois, en renvoi au · texte numérisé non relu

Chapitre xxi, paragraphe trois, en renvoi au

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titre : « le Carnaval du Parnasse... », opéra de Mimdonmlhy et à celui de « Zoroastre », opéra de Rameau. Et paragraphe dix, en mai^ des noms : « tes Dumesnils et tes Dangevilles, tes Graoïdyals, tes Sarrazins et tes Armands... », acteurs ei actrices de la Comédie françoise; et des noms : a TËcluses et Ratons... », actewr et actrice de V Opéra comique.

3. Les Trois chapitres, ou la Vision de la nuit du mardi-gras au mercredi des Gendres. S. n. d. 1. ni d'imp., s. d., in-8^ 36 p.

Rousseau a écrit sur le titre : par M. Diderot, et au bas de la page 9, en renvoi à la phrase : a La sainteté du pacte a été foulée aux pieds... », On chassa les Bouffions de V Opéra et m^me de la France sans les payer ni tenir rengagement qu'on avoit pris avec eux.

On n'ignorait pas que ce pamphlet avait Diderot pour auteur; M. Taschereau Ta réimprimé dans sa première Revue rétrospective, t. VI.

^, Arrêt rendu à l'amphithéâtre de l'Opéra, sur la plainte du milieu du parterre, intervenant dans la querelle des deux coins. S. n. d. 1. ni d'imp., s.

d., in-8, 16 p.

Rousseau a écrit, entre la dernière ligne du titre et la première du texte : Par M, Diderot^ et celui-ci a fait dans la brochure deux corrections de sa main : page 9, avant-dernière ligne, entre les mots « bonhomme » et a qui », il a ajouté : par tm accompagnement; p. 14, ligne 14, il a remplacé le mot « représentations » par celui de répétitions.

Ce pamphlet avait été jusqu'à présent attribué au baron d'Holbach; M. Adolphe JuUien, dans son travail sur la Musique et les philosophes au dixhuitième siècle, Ta, encore récemment, analysé comme étant, sans conteste, sorti de la plume de l'auteur du Système de la nature (7).

Il serait difficile aujourd'hui, sinon impossible, de remonter à l'origine de cette attribution, et de savoir sur quelle autorité, Barbier, dans son Dictionnaire des anonymes et des pseudonymes, s'est

fondé pour attribuef à d^HoIbach V Arrêt rendu à Vamphithéâtre (8) ; mais, si considérable qu'on la puisse supposer, elle balancerait difficilement l'affirmation de Rousseau, qui, durant Thiver de 1752-53, ne quitta pas ses « deux seuls amis de choix », Diderot et Grimm, passionnément mêlés avec lui à la Querelle des Bouffons. Nous aurions pourtant^ souhaité d'appuyer cette affirmation, bien qu'elle s'impose, de quelque preuve complémentaire ; nous n'avons rien trouvé qu'une phrase, dans le troisième pamphlet de Diderot, qui semble une allusion à celui-ci; tout à l'heure nous Talions citer.

5. Au Petit prophète de Boesmischbroda {sic)^ au Grand prophète Monet, etc. S.

n. d. 1. ni d'imp.; daté, in fine, de Paris, 21 février 1753; in-8°, 14 p.

Rousseau a mis au-dessous du titre : par M. Diderot. En effet, ce pamphlet se trouve dans les papiers de Diderot, à la bibhothèque de l'Ermitage. Comme le précédent, il est écrit

dans des vues apparentes de conciliation , et nous y relevons, page 1 1 , cette phrase qui semble un rappel* de la deuxième partie du litre de V Arrêt rendu à V amphithéâtre de V Opéra sur la plainte du milieu du parterre, intervenant dans la querelle des deux coins : « Si, du milieu du PARTERRE où j'élève ma voix, j'étois assez heureux pour être écouté des deux coins... » 11 semble bien qu'il y ait ici une allusion de l'auteur à la brochure où il avait commencé à prendre le rôle, quelque peu affecté, d'un modérateur impartial.

Sans insister sur ce rapprochement, nous le livrons comme un témoignage de notre bon vouloir à M. Assézat, le nouvel et digne éditeur de Diderot. Peut-être, au surplus, se contentant à bon droit de l'affirmation de Rousseau, M. Assézat ne verra-t-il dans l'attribution de l'JLrr^^ au baron d'Holbach qu'une des formes de l'indifférence du grand philosophe encyclopédiste pour ce qui sortait de sa plume, qu'un exemple de plus de sa singulière libéralité intellectuelle. Après avoir pris la part que l'on sait à tant de livres de ses amis, Diderot pouvait bien être encore d'humeur à leur laisser attribuer ses ouvrages, sans aucunement protester.

6" Lettre de M. Grimm sur Omphah^ tragédie lyrique, reprise par T Académie royale de musique le 14 janvier 1752.

S. n. d. 1. ni d'imp., 1752, in-8^, en tout 54 p.

Sans notes de la main de Rousseau, qui, on le voit, ne s'attacha pas à faire relier les pièces de son recueil dans Tordre chronologique.

Telle est cette réunion de pièces où les noms de deux des coryphées du xTin® siècle se rencontrent si souvent, écrits de la main de Tun deux; ils suffiraient pour la recommander, mais les notes, au nombre de plus de vingt, qui Tillustrent, si elles n'ajoutent rien à ce que Ton savait de la Querelle des Bouffons, ont au moins pour certains détails une haute valeur confirmative. En considérant cet ensemble, on se sent touché de surprendre Rousseau, le misanthrope qui devait

abréger ses jours, rassemblant, comme un autre, des souvenirs d'amitié et de confraternité littéraire pour consoler, et qui sait? réjouir, peut-être, ces tristes années de la longue vie où c'est à peine s'il reste à l'homme assez de forces pous'attacher au présent.

Nous ne croyons pas qu'aucun des quatre volumes de la bibliothèque de Rousseau aujourd'hui connus en France soit revenu d'Angleterre (9). Sans doute les uns et les autres auront été prêtés ou donnés par lui, comme nous l'avons vu pour l'exemplaire du Dictionnaire de musique, dont il fit cadeau à M. de Girardin. Notre recueil porte, au coin supérieur et intérieur de la garde, cette signature : Verdelin; c'est celle de cette marquise de Verdelin, née d'Ars, qui demeura fidèle au philosophe tant qu'il le lui permit, et à qui il écrivait, en faiars 1763 : « Il est bien constaté qu'il ne me reste que vous seule en France. » M™o de Verdelin vit Rousseau, pour la dernière fois, à Motiers, en 1765, l'année même où il proposait à Marc-Michel Rey de lui vendre sa bibliothèque: peut-être alors fit-il don à cette « amie unique » de ce recueil de souvenirs d'amitiés perdues.

M™® de Verdelin mourut chez le comte Alexis Leveneur, son gendre, en octobre 1810. Le livre

proviendrait donc de cette bibliothèque du château de Carrouges (Orne), si indifféremment partagée, il y a déjà de nombreuses années (10), et où se trouvaient encore, pour nous en tenir à Rousseau, soixante lettres de lui à M«»« de Verdelin, publiées par M. Ë. Bergounioux dans r Artiste de 1840.

A. -P. Mal ASSIS.

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