Paraphrase de la Devise sur l'Observateur
Et poète et guerrier > Il aura du laurier,
(Attribué à Corneille (?).
Contre Scudery.
1365. — La preuve des passages alleguc^dans les Observations sur le Cid. A Messieurs de l'Académie. A Paris, chez A. de
Sommaville, M.DC.XXXVÏI (Scudery).
•t C'est la suite delà Lettre à l 'Illustre Académie (Bibl. Corn. n° 1364).
1366. — Epistre aux poètes de ce temps sur leur Querelle du Cid. A Paris M.DC.XXXVII (Auteur inconnu).
Pamphlet d'une rare platitude, où le lecteur cherche, — souvent en vain, — ce que l'auteur a voulu dire, et de quel côté il s'est rangé.
— Publié d'après l'exemplaire de la Bibliothèque Nationale (Y 5670, ancien cat.).
I r3^7» — P°ur k mm Corneille contre les ennemis du Cid, A Paris, M.DC.XXXVII (Sonnet et quatrain) (Auteur inconnu).
En faveur de Corneille, contre Scudéry. — Publié d'après l'exemplaire de la Bibliothèque de V Arsenal (9809, Rés. B. L.).
1370, 1371. — Le Jugement du Cid, composé par un Bourgeois de Paris, Marguillier de sa paroisse (Ch. Sorel?).
En somme, favorable a Corneille ; mais, de temps en temps, critiques assez justes des défauts remarqués dans la tragi comédie du Cid.
— Publié d'après l'exemplaire de la Bibliothèque de Caen .
1368, 1369. — Discours à CI i ton sur les Observations du Cid, avec un traicté de la disposition du Poème dramatique et de la prétendue règle de vingt-quatre heures. A Paris, aux dépens de Tautheur. — (Môme ouvrage sous un titre différent) : Examen de ce qui s'est faict pour et contre le Cid, avec un Traicté, etc. (Attribué par M. H. Chardon, — mais sous réserves, —à M. le comte de Belin ?). Voir, page 32, les autres attributions.
En somme favorable a Corneille. — Cet opuscule, qui en soi est très intéressant, n'a que de lointains rapports avec la « Querelle du Cid ». L'auteur aura profité de l'occasion qui lui était fournie par cette querelle, pour publier son Traité, composé depuis cinq ou six ans ; et comme, sans doute, ce Traité ne se vendait guère, il en changea le titre pour amorcer les curieux : Examen de ce qui s'est faict pour et contre le Cid, etc. — Non publié par la Société des Bibliophiles normands.
1373. — Epistre familière du Sx Mairet au Sr Cortieille} sur
la Tragi-Comédie du Cid. A Paris, chez A. de Sommaville... M.DC. XXXVII (Dans cette ( Epi 'stre, il est fait allusion au Jugement du Cid par un Bourgeois de Paris, etc. (n08 1370-1371) (Mairet). Datée de Paris, du 4 juillet 1637 [p. 29].
Réponse à Corneille ou à l'un de ses amis, à propos de la Response de ♦*♦ à /„ (1362), et de la Lettre pour M. de Corneille (1 363).
(?) Lettre du sieur Claveretà Monsieur Corneille (Claveret).
Claveret (p. 3) reproche à Corneille de boire du cidre; d'après lui, les petits enfants couraient, à Rouen, après Corneille, comme on court après un pauvre insensé (p. 5). - Inconnu à M. Picot.
1374. — Lettre du Désintéressé au sieur Mairet (Corneille? ou l'un de ses amis intimes, puisqu'il est parlé (p. 2) d'une pièce que Corneille prépare).
Contre Mairet et contre Claveret (le sommelier), qui a versé du vin à Corneille (p. 5) [Voir les n°* 1359 et 1363].
1375. — A avertissement au Besançonnois Mairet,
M.DC. XXXVII (Corneille ? ou l'un de ses amis).
On prétend, dans ce factum, que Corneille n'a pas écrit ou inspiré lesn°* 1359 et 1362. Factum très dur contre Mairet, auquel on reproche, puisqu'il est né à Besançon, de n'être pas Français, et de faire « à tous moments des fautes contre la langue » [p. 7 et 8].
lîll> ~~ Apologie pour Monsieur Mairet, contre les calomnies du sieur Corneilfe de Rouen. M.DC.XXXVII (Scarron (?) et Mairet (Lettre de Mairet, datée de Belin [dans le Maine], le 30 septembre 1637).
Pamphlet très violent contre Corneille, où l'auteur rappelle les insolences de Charleval au Jeu de Paume de Rouen, et menace l'auteur du Cid de la vengeance de Mairet.
(?). — La suitte du ùd en abrégé, ou le triomphe de son Autheur, en despit des envieux. A Villiers Cotrets, chez Martin Baston, à
renseigne du Vert-Galand, vis-à-vis la rue des Mauvaises paroles (Scarron ??).
Le plus ignoble des pamphlets publiés contre Corneille. L'auteur du Cid est grossièrement injurié et menacé de coups de bâton. — Inconnu à M. Emilt Picot. — Publié d'après l'exemplaire, que nous croyons sinon unique, du moins rarissime, de la Bibliothèque de Caen,
1378. — Lettre de M. l'abbé de Boisrobert à M. Mairet (Boisrobert), datée de Charonne, ce 5 octobre 1637.
Boisrobert, par ordre du Cardinal, essaie de calmer les esprits aigris de Corneille et de Mairet (En somme, plus favorable à Mairet qu'à Corneille).
1380,1381. — Les sentiments de l 'Académie françoise sur la tragi-comédie du Cid. A Paris, chez Jean Camusat......
M.DCXXXVIII (Chapelain).
Ni trop favorable ni trop hostile à Corneille. — Non publié par les Bibliophiles normands.
1382. — Observations sur les sentiments de l'Académie fran- ^ çoise (Manuscrit de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, a Paris (Y 458 (3), Rés.) (Auteur inconnu). ,
Très favorable à Corneille. L'auteur répond à toutes les critiques de
Chapelain. — Publié par M. \Lormier (1879) pour ^es Bibliophiles
normands.
1379. — i° Lettre de M. de Balzac à M. de Scudery sur les observations du Cid (Balzac).
Plus favorable a Corneille qu'à Scudéry.
2° Et la response de M. de Scudery à M. de Balzac (Scudéry). Scudéry essaie de convertir Balzac à ses opinions.
Avec la lettre de M. de Scudery à Messieurs de l'Académie
françeise sur le jugement qu'ils ont fait du Cid et de ses observalions. A Paris, chez A. Courbé, M.DC'XXXVII (Scudéry). Remercie l'Académie de lui avoir donné raison.
1383. — L'innocence et le véritable amour de Chymene, dédié aux Dames, Imprimé cette année, M.DC.XXXVIII (Auteur inconnu).
Dissertation alambiquée sur l'amour et la passion. — Longue et froide discussion sur cette question : « Chimène peut-elle aimer le meurtrier de son père ! ». Favorable à Corneille.