LE PARTIES
nous élisent devant Dieu. Alors, le désirer serait la BÛre maniiic du juste et du valant : le désirer sérail la suprême pensée de i « » 11 1 grand coeur de l'idéal épris. Car ta main de squelette déchire seule les voiles qui cachent à nos yeux l'incréée vérité : par toi le philosophe aperçoit la lumière, l'artiste la beauté et le saint sou Jésus. 0 Mort noble désir '■
Noble désir, le mien; aspiration suprême d'un vaincu. Si Dieu le permettait, d'un seul élan j'irais vers toi et jamais an amant ne sentit plus <le hâte, songeant au rendez-vous, que moi a ton baiser qui apaise, endort et
berce. Comme les gueux, au mur du Cainpo Santo, implorent que leur maux Unissent, je m'impatiente et je t'appelle, vaincu mortellement blessé et qui demande qu'on l'achève : « Reçois-moi à merci, ô Mort. »
A merci! Car je crois, à travers ma souffrance, que Dieu compense en si sainte équité les douleurs par des surcroîts de gloire.
Une faiblesse toute liumaine me fait fléchir et non pas blasphémer, je «rois à l'éternelle justice.
Elle tarde, je souffre et crie : à l'impatience d'un amant, cède ; et sois curieuse du mortel rare assurément qui provoque ton froid baiser et ton étreinte. Mort désirée, Mort attendue, Mort bien-aimée, ô Mort !