ÉPITAPHE
Te voilà clans la joie, te voilà dans la mort, femme adorable! te voilà dans la paix, martyre! Paraissant devant Dieu, sainte, que vas-tu dire, du monde infectieux où ton pas a botté.
Tu as mêlé ton sort à celui d'un artiste ; tu crus que le génie esi rail pour la beauté, naïve trop punir.
A tes lèvres de rose il a manqué du pain; la bure a l'ait défaut à ton corps de Yalkyrie : tu mourus de misère, beauté.
Ton devoir, lu le lis ; la mère s'éleva au dessus de la femme et n'ayant <pie le choix de voir souffrir tes lils ou de te vendre, tu te vendis, ô sainte femme.
Tu te vendis pour racheter trois êtres que la noire misère convoitait et lu mourus inconsolable de sauver tes petits, par la souillure.
Séla, grande dame, grande âme, qui passa eu pleurant en ce Baie pays, ton fantôme, je le dresse ici comme un remords pour tous.
Que ta sinistre vie un soir aille assombrir le bourgeois repu qui lit avant de s'endormir, en quiétude scélérate.
El toi, génie devenu fou, lils de roi, et plus encore par ton œuvre, mon frère Bilin, héros vaincu par l'immonde progrès, que ton regard terrible d'halluciné rayonne en ce livre.
J'y ai pieusement couché, évocateur sincère comme en un mausolée, le couple harmonieux qui mourut de misères.