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, Depuis 1892, l’épidémie a diminué, mais en 1896 elle • frappait de nouveau 68 874 fermes avec un bétail de 1 548429 tètes.
Ce sont des chiffres effrayants.
Nous trouvons la cause principale, de cet accroissement (1) Juraschek, Uebers{n,hten der Weltwirthschaft , p. 323.
l’agriculture dans la société capitaliste
rapide du danger d’épidémie dans le remplacement des animaux domestiques originels et des plantes d'utilité par des races « perfectionnées », c'est-à-dire des produits d’élevage artificiel. La sélection naturelle détermine le choix et la reproduction des individus les plus aptes à conserver l’espèce. La sélection artificielle dans la société capitaliste néglige complètement ce but; elle se préoccupe simplement de choisir et de reproduire les individus capables d’acquérir la plus grande valeur, qui occasionneront le moins de frais, qui sont très précoces, dont les parties utilisables sont le plus développées aux dépens des organes dont on ne peut tirer aucun profit. Dés races ainsi « perfectionnées » donnent de bien plus grands profits que les produits naturels, mais leur persistance et leur force de résistance est infiniment moindre.
Mais tandis que la force de résistance des races ainsi perfectionnées diminue, leur nombre croît de plus en plus. Les animaux et les plantes « perfectionnés » qui ne peuvent prospérer qu’avec les soins les plus assidus et les plus intelligents, trouvent accès aujourd’hui même chez le petit paysan, grâce aux efforts qui sont faits pour le sauver et pour améliorer son exploitation. Mais en même temps le caractère de l’exploitation se modifie, ce qui apparait de la façon la plus frappante dans l’élevage. Le pâturage d’été qui rafraîchissait et fortifiait le bétail est abandonné ; les étables du paysan ne sont ni perfectionnées ni agrandies faute d’argent. Dans ces étables des paysans,, étroites et malpropres, où le vigoureux bétail du moyen âge pouvait au besoin passer l’hiver, le bétail délicat d’aujourd’hui est enfermé toute l’année. Même en Angleterre, où l’élevage du bétail se pratique delà manière la plus perfectionnée, les étables sont la plupart du temps insuffisantes.
« Sir Wilson Fox constate dans son rapport sur le Lancashire que les étables malsaines et mal construites, avec un espace insuffisant et mal aéré, contribuent