PRÉFACE DE L’ÉDITION FRANÇAISE VII
objet pour la France où ces phénomènes n’ont même pas leur équivalent. Mais il en serait résulté de grandes lacunes, et bien des points dans la suite seraient devenus incompréhensibles. Et peut-être ces points-là précisément ne sont-ils pas sans présenter un certain intérêt pour le lecteur français. 11 peut y voir la différence énorme qui existe entre l’agriculture française et l’agriculture allemande, et plus encore combien l’Allemagne, malgré son essor économique, est demeurée, au point de vue politique comme au point de vue juridique, embourbée dans le marais féodal.
11 faut à l’Allemagne une révolution, non seulement pour donner la souveraineté au prolétariat, mais encore pour achever la révolution bourgeoise et balayer les ruines de la féodalité.
Je me suis donc décidé à conserver ces passages et à ne rien effacer. L’édition française de la seconde partie est donc, comme celle de la première, la fidèle traduction de l’original allemand.
Les observations de mes critiques ne m’ont pas non plus déterminé à rien modifier.
C’est presque exclusivement la première partie qui a été l’objet de leurs attaques, et elles ont été nombreuses. Celles qui sont venues du côté socialiste, provenaient de quelques camarades qui appartiennent à une tendance qui semble, dans les questions agraires, comme un écho allemand lointain et inconscient d’ailleurs du proudhonisme français. Morte dans l’industrie, elle continue à trouver dans l’agriculture encore quelques points d’appui.
La deuxième partie qu’on va lire a été par 'contre unanimement approuvée, du moins par mes cama-
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