‹ La question agraireChapitre 28 sur 189 · TABLEAU II · texte numérisé non relu

TABLEAU II

On voit que, par suite de l’extension de la production et de la culture à un terrain pire, la rente foncière du terrain À s’est élevée de 500 francs à 1.650 francs. Le terrain B, qui n’avait pas auparavant de rente foncière, en a maintenant une de 1000 francs.

Le taux du profit a une tendance à baisser au cours de révolution capitaliste. Nous ne pouvons développer ici les causes de ce phénomène; il est incontestable. Au contraire la rente foncière a une tendance à monter. Cela ne veut pas dire pourtant que la rente foncière d’un terrain déterminé croisse forcément toujours. Dans un pays de vieille culture, l'extension de la culture du sol ira sans doute généralement du bon terrain au pire ; dans un pays neuf, c’est souvent l’inverse qui se produit, parce que ce n’est pas le meilleur terrain qu’on y défriche d’abord, mais le plus facilement accessible. Admettons que, par

suite de l’extension de l’agriculture, on défriche le terrain le meilleur après le pire; nous aurons alors, par exemple, le tableau suivant :

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