VI. — GRANDE EXPLOITATION ET PETITE EXPLOITATION
306 828 exploitations au-dessus de 20 hectares, et 25 061 seulement au-dessus de 100 hectares. L’énorme majorité des exploitations agricoles est si petite, qu’elle ne peut même tirer tout le profit possible d’une charrue à attelage, à plus forte raison des machines.
En 1884, le gouvernement des Etats-Unis demanda à ses consuls des rapports sur les chances qu’on pouvait avoir de vendre à l'étranger des machines agricoles américaines. Les consuls de tous les pays où domine la petite propriété foncière répondirent unanimement que les exploitations étaient trop petites pour permettre l’usage de machines ou même d’outils perfectionnés. Telles furent les réponses venues du Wurtemberg, de la Hesse, de Belgique, de France, etc. Le consul Kiefer, de Stettin, dit que c’est un spectacle risible pour un américain de voir les gens fendre encore le bois avec des haches qui ressemblent aux tomahawks des Indiens. Le consul Mosher, de Sonneberg dit dans son rapport : « Les outils des agriculteurs de la Thuringe sont fort grossiers. J’ai examiné récemment quelques vieilles gravures représentant des scènes rustiques de cette contrée au xve siècle : j’ai dté frappé de la ressemblance qu'il y a entre les ou tils qui figurent sur ces gravures et les outils usités aujourd’hui. » On ne trouve guère d’outils modernes que dans les exploitations modèles du duc. De même, le consul Wilson, de Nice, dit dans son rapport sur le sud de la France : « A l’intérieur, c’est toujours la vieille charrue du temps des Romains qui est universellement répandue ou du moins souvent en usage : elle -me fait que gratter le sol, sans faire de profonds sillons. » (. Reports from tlie consuls of tlie United States on agn cultural machinery . Pages 510, 524, 621).
Sur cent exploitations agricoles de différentes grandeurs, on utilisait, en 1895, dans l’empire allemand :
Exploitations
Machines
en
général
Charrues
vapeur
Semoirs
Moisson¬
neuses
Batt<
vapeur