‹ La question américaineChapitre 14 sur 37 · CAROLINE DU SUD ET VIRGINIE · texte numérisé non relu

CAROLINE DU SUD ET VIRGINIE

peut être mis en première ligne parmi les hommes d'État de ce siècle, et qui, en fait, peut être placé sur un piédestal égal à celui de Cavour. Elle n'avait donc pas grand besoin de faire ses preuves de supériorité dans cette direction. Le grand Président Mississippien avait besoin d'habiles subordonnés, mais il était préférable que nul ne pût paraître son égal, ni lui disputer la prééminence et peut-être créer des rivalités dans les conseils de la Confédération. Un second Cavour aurait pu, peut-être, neutraliser le premier. Aussi la Virginie se contentat-elle d'avoir un représentant dans le cabinet, et de fournir au Congrès des membres utiles et habiles, sans aspirer à la première place. Mais ce dont on avait surtout grand besoin, c'était de soldats; non pas que les Etats qui avaient fourni Beauregard, Longstreet, Hood, et tant d'autres, trop nombreux pour être cités tous, pussent être considérés comme manquant d'hommes doués d'habileté militaire, mais il y avait place pour un plus grand nombre ; sous le rapport des hommes d'Etat, ce qu'il fallait, c'était un homme d'une supériorité d'esprit reconnue; la Confédération le possédait. Sous le rapport militaire, les • besoins n'avaient pas de limites. Partout où la guerre sévissait , et par le fait elle enveloppait toutes les frontières des Etats séparés dans un cercle de feu, et sur différents points elle portait la désolation jus-

qu'au centre de leurs territoires — il y avait carrière au déploiement des qualités du soldat. C'était la ce qui était nécessaire aux Confédérés, et dans une mesure illimitée ; la Virginie comprit que c'est à ce besoin qu'elle devait pourvoir. Selon sa coutume, elle y pourvut royalement. La liste des soldats Virginiens qui ont trouvé dans cette guerre roccaaion de conquérir un grand et glorieux renom est déjà fort longue, et j'aurais probablement beaucoup à y ajouter si je connaissais mieux à quels Etats en particulier appartiennent les différents officiers de l'armée du Sud. Il suffira de dire que ** la Vieille Province » a produit le général qui occupe le second rang après Wellington parmi les grands soldats de sang Anglais de ce siècle; et qui, si vons étendez le cercle et si vous prenez vos termes de comparaison dans le monde entier, ne reconnaîtrait comme supérieur à lui que Napoléon et Wellington. Elle a aussi donné à son pays un brillant et audacieux général de cavalerie, aux exploits duquel je ne connais pas de parallèle dans l'histoire; et on héros dont le nom durera jusqu'à la fin des siècles, etseracité comme modèle pour ses conceptions aventureuses et son heureuse audace comme soldat, son dévouement désintéressé comme patriote, et l'élévation de son caractère comme homme — un héros qui unit les vertus des Cavaliers et des Tètes-Rondes

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