‹ La question américaineChapitre 2 sur 37 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

]/éditeur de ce volume m'a prié de mettre queljues mots, en guise de préface, en tête de l'édition [française de mon travail sur les causes qui ont imené la guerre qui sévit actuellement en Amérique. Je me rends d'autant plus volontiers à ce lésir que, les circonstances n'étant plus les mômes, a préface qui précède l'édition Anglaise n'atteint ►lus son but aujourd'hui.

A l'époque où ce livre parut en Angleterre, il tait permis d'espérer que la guerre touchait à sa

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fin, et, par conséquent, le moment de la publication a-t-il pu paraître inopportun. Les événements récents ont prouvé que ces espérances et ces craintes étaient vaines.

Le triomphe du parti de la guerre dans le Nord, démontré par la réélection de M. Abraham Lincoln, et l'esprit de froide résolution que respire le manifeste de M. Jefferson Davis, donnent à penser que la fin de cette terrible guerre n'arrivera pas de sitôt, et que la lutte ne se terminera que par l'épuisement de l'une des parties belligérantes.

Le contraste entre les actes et les caractères des deux partis pendant la guerre, contraste que j'ai voulu faire ressortir dans le Chapitre VIII, devient chaque jour de plus en plus sensible ; on ne saurait trop le faire remarquer.

On a été grandement surpris des détails que j'ai donnés sur les lois des différents Etats, relative^ • ment à l'esclavage, dans les Chapitres IV et IX. A ceux qui voudraient s'assurer de leur exactitude, je recommande la lecture du Chapitre XII de l'ouvrage de M. George M'Henry, publié sous le titre de

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• Colton Trade, » où ils trouveront ces détails tout lu long. Ces documents forment l'Appendice de non livre, ainsi que quelques passages d'une ettre de mon ami le Comte de Selkirk.

Mon dernier Chapitre ne rend peut-être pas tout ï fait justice aux nombreux Français qui désirent B triomphe définitif de la cause du Sud. Nous lions au mois de Juillet lorsque ce livre a été comaencé, et l'existence du parti du Sud, en France, 'était pas alors aussi apparente qu'aujourd'hui, 'ai ajouté une note à l'édition primitive parue en octobre, pour remédier à ce qui manquait à mon vre sous ce rapport, ainsi que je le pressentais ien; mais comme cette note peut encore paraître suffisante, je me fais un plaisir de constater l'acroissement des sympathies de toute l'Europe pour , Sécession Confédérée.

Newbattlk âbbey, Dalkbith, décembre 1864.

LA

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