ANNEE
Prévisions budgétaires
Exploitation du D. P. de l'État, impôts en nature. .
Produit du portefeuille . .
Produit net
Produit brut . . .
Frais d'exploitation du do-
maine
Dont:
Rémun. des indigènes . .
Transport, fret, assurance
et droits de sortie . . .
N. B. — Pour la subdivision des frais d'exploitation, même remarque ({ne pour 1904.
Recettes effectives
Caoutcbouc' (D. P. et D. C.) 2 238 183 kilogr 22 3» t 830
Ivoire (D. P. et D. C.) 83 988 kilogr. (non compris 677 pièces et 131 sacs de joids non indiqué). . 1 679 760
Copal, café, cacao . . . mémoire
Portefeuille : participation pour moitié dans les bénéfices de 3sociétés,calculés seulement sur le caoutchouc 4 439 «79
Produit brut . . . 28 501 2«9 Frais, rémunération aux
indigènes 2 802 190
Transport, fret, assurance
(7/16 p.c. de la valeur) et
droits de vente pour le
caoutchouc i 859 226
Id. pom- l'ivoire (84 t.) . 167 593
Soit à soustraire . . . '. 4 829 009 Produit net . . . 23 672 2«0
Les prévisions budgétaires paraissent au Bulletin officiel, et sont reproduites dans les Revues coloniales.Voy., par exemple. Mouvement géographique de 1904, col. 77 ; 1905, col. 83.
La méthode suivante a servi à évaluer les recettes effectives. Nous avons additionné les quantités de caoutchouc et d'ivoire que le Mouvement géographique, d'une part, et d'autre part les Bulletins d'arrivage renseignaient comme parvenus à Anvers pour compte du D. P. et du D. C.
Pour le caoutchouc, nous avons porté à 10 francs le prix moyen de vente au kilogramme. Si l'on considère que les bonnes qualités du caoutchouc des régions de l'Equateur et du Kassaï se sont vendues i3 francs à Anvers, et que les prix de II francs sont obtenus d'une façon courante, le prix moyeu de 10 francs ne peut passer pour exagéré. Voyez du reste, ^e Moniteur des Intérêts Matériels; p. 18,3 5; janvier 1905.
Quant à l'ivoire, nous avons supposé un prix moyen de 20 francs par kilogramme.
Le produit de ces chiffres par ceux de la quantité arrivée pour être vendue à Anvers nous a donné le produit brut. On remarquera que nous n'avons compté que les ventes faites à Anvers, peut-être les seules, et en tout cas, de loin 3«s plus
importantes. Étions-nous en droit d'identifier les quantités arrivées et les quantités vendues? Oui,parce que le faible stock restant d'une année se vend l'année suivante.
Afin d'obtenir le produit net, il fallait défalquer les frais. Nous avons accepté les chiffres du budget en ce qui concerne la rémunération des indigènes. Les frais de transport et de vente ont été calculés directement d'après des données exactes. A la tonne, les frais pour le caoutchouc s'élèvent à ■^87 francs (43o, transport de Léopoldville à Matatli ; 97, fret de Matadi à Anvers ; 260, frais de vente), et pour l'ivoire i 670 francs (i 000, transport Léopoldville-Matadi; 210, fret Matadi-Anvers ; 460, frais de vente). De plus, les frais d'assurance ;= 7/16 p. c. de la valeur.
Quant au portefeuille, nous nous sommes borné à l'Abir, au Kassaï et à la Mongala, négligeant totalement les sociétés du Katanga, du Lomami, du Chemin de fer des Grands-Lacs ainsi que les sociétés secondaires, et nous n'avons compté que le caoutchouc. Pour le reste, le calcul des profits est trop malaisé. Nous tenons de bonne part que le caoutchouc du Kassaï laisse comme moyenne certaine 4 francs de bénéfice net au kilogramme. Pour l'Anversoise (Mongala) et pour l'Abir, l'on nous a assuré que l'on pourrait adopter les chiffres de 5 et de 6 francs comme ceux des bénéfices nets au kilogr.
On remarquera également que nous avons omis de mentionner les droits de sortie : l'État se les paye à lui-même.
N. B, — Le numérotage du Rapport de la Commission d enquête est ceJui des livri^sons 9 et 10 (pp. 185-287) du Bulletiw OFFiaKi. db l'État Indépkndakt, année 1905. Cest là qae ce document fut pubUé.
2. Voici )€ vrai ttire de l'ouvrage renseigné p. 309, note : Au Congo et aitix Indes.