La question constitutionnelle de Québec [microforme]
M. MOUSSE AU : M. l'Orateur, avant de mettre entre vos mains la motion dont j'ai donné avis il y a quelques jours, je désire présenter à la Chambre et an pays quelques observations sur la démarche que je fais, et sur les motifs qui m'ont inspiré certe démarche.
Et tout d’abord, pour mériter l’indulgence de cette Chambre. je veux, monsieur l’'Orateur, lui promettre, dès le début, de faire mes efforts pour me tenir à la hauteur du sujet ; c’est à-dire de l’'aborder avec la dignité et la modération qui lui conviennent, Il est très important en lui-mêu.e, ce sujet ; il est vaste, il est immense dans ses conséquences.
Il y a surtout un point que je tiens à faire immédiatement ressortir. Je ne veux pas que l'esprit de purti se déteigne sur ma résolution. Je ne veux pas que l’on n’'accuse de provoquer par esprit de parti ce débat solennel.
Je suis homme de parti, je suis conservateur, c'est vrai; il s'agit de censurer, probablement de démettre ensuite un
lieutenant-gouvernenr lilérai nommé en:| décembre 1876 par une:‘adniläiâtration |
libérale, Et il s'agit de faire tout céla presqu'à suite d'une ‘élecbjon’. Aurant
laquelle l'esprit de part s’est ñittureile- -
ment donné libre cours.
difficile. C'est du moins le côté superfciel qui frappe à première vue. Mais ce n’est pas le vrai côté pour des gens instruiis, intelligents et sérieux comme les honorables membres de cette Chambre.
D'abord, l'esprit de parti ne veut pas dire aveuglement, exagération, défaut de patriotisme, Une telle croyance tuerait nos institutior:s libres. Les partis politiques n'ont pis pour but l’avancemont personne] de leurs chefs et de leurs membres, Non, Dieu merci lils ont une destinée plus large, un but beaucoup plus élevé.
[ls ont pour but de faire prévaloir un corps d'idées, de doctrines, de principes sociaux, économiques et politiques qu'ils croient plus avantageux pour le bien-être du peuple, de tout le pays.
Non, je le répète, ce n'est pas une question de parti que nous allons début: tre, Il s’agit d’un grand principe politique, d'une grande question nationale, intéressant toutes les: provinces du Cuuada : traitons-là comme si nous allions écrire une page d'histoire qui sera consignée dans les annales du pays pour Frastruction de.nos suceesseurs et de la postérité. ‘Haut d'expérience et des connaissances néceëñaires, je serai probable-
ampubau-dessous! tie la tâche si grande
que J'entreprénds. ,Muis il y a une chose que je crois comprendre parfaitement : je
C8 trois vérités, dont je comprends | puis assurer cette honorable Chambre que toute la portée, me, font la position très- | j'ui saisi depuis longtemps toute la portée