Scène Première
La Comtesse, Durieu La comtesse est étendue sur un canapé
Dur. Comtesse, vous nous foyez?
La Comt. Oui ; vous nous avez donné un excellent 5 dîner, mon cher monsieur Durieu, avec des gens très aimables; mais vous êtes tous Français, et vous passez votre soirée dans le jardin, vous croyez qu'il y fait chaud, cela vous regarde. Moi qui suis née à Naples, en plein juillet, je trouve 10 que vos soirées de la fin de Tété sont glaciales, et je me sauve ici.
Dur. Nous allons venir vous y rejoindre.
La Comt. Non ; laissez vos invités fumer tranquillement leurs cigares. Je vous demanderai seule- 15 [3]
ment, dès que votre neveu sera arrivé, de me
ramener sans lui dire qui est là. Vous nous
ferez donner de la lumière, et je n'aurai plus rien
à souhaiter dans ce monde.
Dur. René vient justement d*ârriver. {Appelant) 5
René!
René, paraissant Mon oncle?
Dur. Il y a là une dame qui veut te parler.
René. A moi ?
Dur. a toi. (A la comtesse,) Vous n'avez phia 10
besoin de rien?
La Comt. Non, merci. (JDurieu se retire après
avoir baisi la main de la comUssé,)