‹ La question d'argent; comédie en cinq actesChapitre 35 sur 68 · Acte III, Se. iv ^ La Question d'Argent · texte numérisé non relu

Acte III, Se. iv ^ La Question d'Argent

René. Assez, monsieur Giraud. Nous ne nous comprendrons jamais, sur ce sujet du moins.

Revenons à vous. Vous voulez, vous, épouser une fille pauvre, c'est là une résolution honorable, si elle est sans arrière-pensée. 5

Jean. Quelle arrière-pensée puis-je avoir?

René. C'est bien parce que vous aimez mademoiselle de Roncourt que vous voulez Tépouser?

Jean. Oui.

René. Et vous voulez vous faire accepter par le lo monde dont elle est?

Jean. C'est tout naturel.

René. Avez-vous bien réfléchi? Etes- vous bien décidé ? Savez- vous bien à quoi cela vous engage à l'égard du monde dans lequel vous allez entrer? 15

Jean. Oui.

René. Alors, je puis user de l'influence que j'ai sur mademoiselle de Roncourt pour la décider à ce mariage.

Jean. Comment ! la décider? 20

René. Elle hésite...

Jean. Pour quel motif ?

René. Quel que soit le motif, il ne peut être qu'honorable. Je le combattrai, je l'ai promis à son père, je vous le promets. 25

Jean. Eh bien, la voici, je m'en vais retrouver son père ; je reviendrai savoir ce qu'elle vous aura dit...

ÉusA, entrant^ à René. Mon père m'a dit que vous aviez à me parler.

La Question d'Argent 9«- Acte m, Sc. v

René. C'est vrai.

Élisa. Me voici.

Jean. Mademoiselle...

ÉusA. Monsieur...

Jean. Je vous laisse avec monsieur de Charzay, 5

puisque vous avez à causer ensemble. (// scUue

et sort.)

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