VŒUX DU CLERGÉ [A. DAX — DOURDAN
ront en fonctions après la session. La quatrième sera chargée de rédiger) un plan d'éducation publique et vraiment nationale propre à donner à TÉtat des citoyens utiles dans tous les genres (111,125).
Dôle. — 460. Les grades pris dans les universités, faisant preuve de capacité, seront refusés à ceux qui n'en seront pas dignes et conférés gratuitement à ceux qui les mériteront. Les États généraux pourvoiront à l'indemnité des professeurs, s'il y a lieu (III, 434).
464. Les états provinciaux s'occuperont de l'éducation chrétienne et civile des jeunes gens de l'un et l'autre sexe, et Sa Majesté sera très humblement suppliée d'ordonner qu'il sera fait un plan d'éducation nationale pour les citoyens des villes et des campagnes {Ibid.).
162. Les vues du gouvernement par rapport aux sages-femmes n'ayant pas été remplies jusqu'à présent, les états provinciaux en feront un objet important de leur surveillance (lïl, 154).
Douai. — 163. Perfectionner l'éducation et l'enseignement de la jeunesse et en confier le soin aux réguliers qui offrent de s'en charger gratuitement (III, 474).
Dourdan. — 164. Sa Majesté sera très humblement suppliée d'ordonner toutes les précautions nécessaires pour qu'on n'admette dans les universités du royaume et dans toutes les sociétés académiques aucun maître ou membre qu'il n'ait auparavant donné des preuves de la plus grande capacité et de son respectueux attachement à la religion catholique, la diversité des sentiments sur la religion dans les institutions de la jeunesse, étant la chose du monde la plus à craindre (III, 243).
165. L'éducation nationale dégénérant tous les jours, le roi voudra bien prendre en considération un objet aussi intéressant pour les mœurs et la splendeur du royaume et préparer, dans sa sagesse, des ressources aux talents de l'indigence par la dotation des collèges de province qui, presque tous, ne le sont pas sufflsam-
ment, parce qu'une bonne éducation est le seul moyen d'assurer de bons citoyens à l'État et des ministres vertueux à la religion {Ihid.),
166. L'instruction des gens de la campagne étant précieuse à l'État, il est bien à désirer qu'on établisse dans chaque paroisse des maîtres et des maîtresses d'école dont les honoraires joints aux contributions des écoliers en état de payer, leur feraient un sort suffisant à eux et à leurs familles, lesquels seraient sous la conduite et l'inspection du curé qui s'assurerait auparavant de leur religion et de leurs talents et aurait le droit de les renvoyer s'ils ne répondaient pas à ce qu'on attendait d'eux, sauf à eux à se pourvoir devant lé seigneur évoque {Ibid,).
167. Il est dans les villes de province et particulièrement dans ce bailliage, des communautés nombreuses destinées à l'éducation des petites filles pauvres pour la religion et le travail. Nous supplions Sa Majesté de jeter un regard de bonté sur des établissements si utiles et de leur faciliter l'accès du bureau établi pour le soulagement des maisons religieuses (1) {Ibid.).
Ëtampes. — 168. L'ordre du Clergé demande qu'il soit établi [des vicaires et] des maîtres d'école dans toutes les paroisses de deux cents feux et au-dessus (III, 281).
169. Que [après avoir pourvu aux besoins des pasteurs et à leurs pensions de retraite] les séminaires et les collèges soient pris en considération {Ibid.).
170. Que les gradués ne puissent requérir de bénéfices en vertu de leurs degrés, s'ils ne sont bacheliers en théologie {Ibid.).
Évreux. — 175. On se plaint du peu de succès de
(1) Ce bureau était une des commissions extraordinaires à la suite du conseil (TÉtat. Il se composait de 4 prélats et de 4 maîtres des requêtes. 11 arrêtait annuellement et soumettait à la signature du roi, l'état de répartition des fonds destinés aux couvents de femmes qui lui paraissaient avoir besoin de secours. (De Luçay, Les secrétaires d'État, p. 459.)
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Tinstruction dans nos collèges. Les députés du Clergé représenteront aux États généraux que le moyen de remédier aux abus de l'instruction de la jeunesse serait d'employer quelques corps réguliers ou des congrégations séculières dans les collèges ou de les inviter d'établir des collèges dans leurs maisons en rappelant les religieux à la sévérité des anciennes maximes des cloîtres; ils seraient plus à portée de perfectionner le plan d'enseignement qui deviendrait uniforme et perpétuel entre leurs mains. Les réguliers et les congrégations seraient soumis à l'inspection des évêques en ce qui concerne l'enseignement et le temporel des collèges qui y auraient été réunis (III, 295).
172. Solliciter les États généraux de s'occuper des moyens de former des cours d'accouchement pour l'instruction des sages-femmes {Ibid,).
Flandre maritime (ou bailliage de Bailleut), — 173. Sa Majesté est suppliée d'accorder une protection spéciale aux couvents de l'un et l'autre sexe et spécialement à ceux de ces établissements qui s'occupent de l'enseignement (II, 169).
174. Qu'il soit remédié aux abus des universités où l'on obtient quelquefois des grades par le seul argent et que, dans aucune, l'âge ne puisse tenir lieu d'étude (II, 171).
Forcalquier. — 175. Le vice de l'éducation a opéré parmi nous la destruction des mœurs. Les députés aux États généraux exposeront la nécessité des écoles dans les paroisses de campagne et dan3 les villes. Dès les premiers ans, on mettra dans les mains des jeunes gens les principes de la religion simplement et clairement développés afin qu'en apprenant à lire, ils apprennent à rendre à leur Dieu, à leur patrie, à leur souverain, à leurs pareils, à tous les hommes ce qu'ils leur doivent (III, 325).
176. L'expérience a fait connaître combien les Frères des écoles chrétiennes travaillent avec succès à cette partie de l'enseignement. Les filles qui, dans les di-
vers ordres de citoyens, ont aussi besoin d'éducation, seraient utilement confiées aux religieuses [Ibid,).
177. Le gouvernement choisira des personnes habiles, amies de la religion et de la patrie qu'on chargera de composer des livres élémentaires pour un enseignement public et uniforme {Ibid.).
178. Les collèges et les universités sont ici de trop justes sujets de nos doléances. L'enseignement, les instituteurs, l'administration, tout y a besoin de réformes. Les États généraux seront priés d'y établir une discipline plus sévère et des méthodes plus sûres pour l'amélioration et les progrès des études [Ibid,).
179. Un moyen nécessaire pour améliorer l'enseignement, c'est la dotation des collèges et des séminaires pour l'avantage des élèves et des instituteurs. 11 convient d'encourager ces derniers par des honoraires plus convenables et des espérances plus efficaces et de leur tenir compte de leurs travaux dans les traitements des diocèses. Nous croyons ici devoir faire mention du vœu de M. l'évêque d'Apt sur cet important objet, ainsi que des députés de son chapitre, auquel toute rassemblée a applaudi et conclu d'en faire un article de doléances {Ibid,).
Forez. — 180. Veiller à la conservation des ordres religieux et les rendre utiles en les employant aux fonctions [du ministère et] de l'éducation (I!I, 382).
181. Faciliter les établissements des écoles dans les paroisses [Ibid,).
182. Procurer l'uniformité d'enseignement [et de liturgie] dans tout le royaume {Ibid.).
Gex. (Pays de) — 183. Ordonner dans toutes les paroisses l'établissement de petites écoles. Le Clergé, affligé de voir Tignorance des peuples des campagnes qui lui sont confiés, et les soins qu'il leur donne n'avoir pas tous les succès qu'il désirerait, en a depuis longtemps recherché la cause et demandé les moyens de la faire disparaître. C'est à ses sollicitations que l'on a accordé l'établissement de petites écoles dans diffé-