‹ La question d'enseignement en 1789 d'après les CahiersChapitre 31 sur 112 · VŒUX DU CLERGÉ [A. FORCALQUIER — LECTOURE · texte numérisé non relu

VŒUX DU CLERGÉ [A. FORCALQUIER — LECTOURE

rents villages. Cet établissement surtout nécessaire dans ce pays où nos paroisses voisines de Genève ont besoin de plus de connaissances, ne s'y rencontre cependant presque nulle part. C'est pour l'obtenir, conformément à la déclaration du roi du mois de mai 1724, que le Clergé renouvelle aujourd'hui ses instances (III, 391).

Gien. — 184. Qu'il soit établi un collège dans la ville de Gien ainsi que des écoles de charité pour les garçons, les filles étant pourvues de cette ressource (ïll, 400).

Labourt. — 185. Que le collège appelé de Laressorre en Labourt soit maintenu pour les humanités et la philosophie et qu'il y soit établi des bourses par la réunion de quelques bénéfices, en faveur des étudiants qui sont dépourvus des moyens nécessaires pour leur éducation ecclésiastique, les Basques, à cause de leur idiome, ne pouvant avoir des ministres de la religion que parmi les naturels du pays (III, 423).

186. Que les maîtres de pension soient tenus d'avoir l'approbation de l'évêque diocésain et qu'il y ait, dans le nombre des éducateurs, au moins un ecclésiastique pour veiller sur les mœurs et l'instruction chrétienne

187. Que chaque paroisse soit tenue d'avoir un ou plusieurs maîtres d'école à ses frais et que cette dépense soit portée sur le rôle des impositions {Ibid.),

Lectoure. — 188. Demander avec instance que les États généraux prennent en considération le dépérissement de l'éducation de la jeunesse et de toutes les parties des études pour toutes les classes de citoyens, et que la surveillance, direction et conduite des collèges ne soient confiés qu'à des personnes capables de remplir ces fonctions, tant par leur âge que par leurs mœurs, talents et capacité, voyant avec regret que celle éducation précieuse est trop généralement confiée à des jeunes gens privés de toutes ces qualités et qui portent dans les collèges plutôt l'esprit de dissipation que l'édification et les lumières (II, 64).

189. Faire sentir en même temps combien il serait utile qu'il n'y eût pour toute la France qu'un cours de théologie composé sous Tautorité du Clergé afin d'éviter les disputes dans les écoles et l'introduction de faux systèmes qui tournent ordinairement au détriment de la religion et de la doctrine, et demander encore que le droit canon soit remis en vigueur et qu'il soit établi dans chaque séminaire une conférence sur cette matière importante [Ibid,).

190. Demander l'établissement de pensions ou places gratuites pour les pauvres jeunes ecclésiastiques, demande d'autant plus importante que l'ordre lévitique dépérit tous les jours faute de moyens nécessaires dans les pauvres familles de pourvoir à l'éducation d'un prêtre (II, 65).

Libourne. — 191. Les états provinciaux prendront spécialement en considération... les maîtres d'école, les chirurgiens et médecins, enfin l'établissement de sages-femmes approuvées et reçues (III, 504).

192. Pourvoir par des unions de bénéûces... à l'établissement des petits séminaires et autres maisons d'éducation ecclésiastique *(III, 505).

Lille. — 193. Établir ou multiplier en raison proportionnelle de l'étendue des paroisses et sous l'inspection des curés, les écoles destinées à l'instruction des enfants des pauvres dont l'ignorance relativement aux premiers éléments de la religion... a les suites les plus funestes pour les mœurs et pour la société. En conséquence, pour remédier à l'abus qui résulte du choix souvent arbitraire des clercs de paroisses chargés de tenir les petites écoles, demander qu'il soit établi un concours présidé par celui à qui il appartiendra de nommer, assisté de deux curés à son choix (III, 524).

Limousin (Bas-). — 194. (Appliquer un revenu déterminé sur les bénéfices en commende...) à l'éducation des jeunes gens dont les talents naturels donnent de grandes espérances (II, 536).

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