Que non seulement les collèges d'exercice
public et gratuit mais encore les établissements d'éducation que forment les particuliers soient soumis à Tautorité ecclésiastique [Ibid.),
214. Que les moyens d'instruction soient multipliés surtout dans les campagnes et qu'il soit établi dans chaque paroisse des maîtres et des maîtresses d'école choisis avec soin et soumis à l'inspection des curés
Mâcon. — 212. Procurer l'établissement d'un institut uniquement destiné à l'éducation de la jeunesse par tout le royaume (III, 621).
213. Ordonner l'exécution de l'édit de 1698, en ce qui concerne les maîtres d'école, si utiles et si désirés dans les campagnes (III, 620).
214. Le petit séminaire de la ville de Tournus étant de ce bailliage quoique non du diocèse, et ses besoins étant urgents, le roi est supplié de pourvoir à sa dotation par l'union de quelques bénéfices du diocèse de Chalon-sur-Saône, le plus tôt possible flll, 622).
215. S. M. sera très humblement suppliée de vouloir bien ordonner l'union de la mense conventuelle du prieuré de Saint-Fortuné supprimé par arrêt de son Conseil, au séminaire de Mâcon dont l'exercice est suspendu à raison de la modicité de son revenu et de la ruine totale de ses bâtiments (III, 623).
Maine. — 216. Que les universités n'accordent plus de lettres de licence en droit pour exercer les fonctions de juges et d'avocats qu'après un temps suffisant d'études prescrit par la loi, et qu'il ne soit plus accordé, en vertu des grades, aucune expectative qu'à ceux qui se seront distingués dans l'étude de la théologie et du droit canon (III, 639).
217. Que les écoles de théologie et de philosophie de la ville du Mans soient agrégées à l'université d'Angers (Ibid.).
218. Que les collèges soient donnés à des corps ecclésiastiques rentes et spécialement consacrés à l'éducation de la jeunesse [Ibid.).
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219. Que dans chaque ville épiscopale, il soit établi un collège-séminaire fondé par union de bénéfices, où, dès la troisième, seront élevés déjeunes élèves pour l'état ecclésiastique, et où les enfants d'une famille pauvre et nombreuse seront admis de préférence et gratuitement [fbid,],
220. Qu'il soit établi dans chaque paroisse deux écoles gratuites pour les pauvres de l'un et l'autre sexe {Ibid.).
Mantes. — 221. Les maux dont nous sommes les témoins et qui menacent encore les générations futures nous portent à demander avec instance, pour la conservation de la religion et des mœurs, à S. M., de prendre des mesures efficaces pour rendre à l'éducation publique l'état et l'utilité dont elle est déchue. Plusieurs des principaux établissements n'existent plus ; ces sources les plus précieuses se sont presque taries de nos jours et on n'y a substitué, dans la plupart des villes où elles procuraient tant d'avantages, que des institutions obscures et privées, faibles, éphémères et souvent suspectes. Le roi sera donc très humblement supplié de vouloir bien ordonner qu'il sera établi dans le chef-lieu de chaque bailliage principal un collège où on enseignera les humanités, pour la dotation duquel seront réunis des bénéfices simples qui se trouveront dans le ressort, ou seront employés d'autres moyens arrêtés par les États généraux (III, 65:i).
222. Dans les mêmes vues de répandre la lumière de tous côtéâ et d'avancer les progrès de la religion et des mœurs, il sera pourvu à ce qu'il y ait, dans chaque paroisse de cent feux, un maître et une maîtresse d'école sous l'inspection du curé, destinés à montrer à lire aux enfants de l'un et l'autre sexe, qui seront toujours séparés les uns des autres, aies instruire des éléments de la religion et à veiller sérieusement sur leur conduite. — Le maître d'école sera toujours le clerc du curé et ne pourra être installé dans cette
i82 LA QUESTION D^ENSEIGNEMENT* EN 1780.
place que de son aveu, ainsi que la maltresse d'école, et môme de son choix lorsque personne ne pourra exciper d'un titre qui lui donne le droit de nommer à ces places. — Les honoraires de ces places, lorsqu'il n'y aura point de fondations, seront pris sur les fonds des bénéfices simples réunis aux collèges ou sur tous les autres fonds indiqués par les États généraux {/bid.).
Marche (Basse). — 223. Il sera pourvu à la régénération des études, et pour multiplier les moyens d'instruction, on choisira dans les ordres religieux ceux qui seront tenus d'enseigner la jeunesse de chaque arrondissement. Ils seront obligés de se réunir en nombre suffisant dans chaque communauté, conformément aux règlements qui seront établis et les autres maisons supprimées (III, 673).
Marche (Haute). — 224. Le Clergé désire que les députés votent que... les collèges soient multipliés et pour la réforme nécessaire quant aux universités (III, 682, 683).
Marseille. — 225. L'ordre duGlergé supplieS.M. de pourvoiràTéducation gratuite dansles séminaires d'un nombre suffisant de jeunes ecclésiastiques (III, 690).
Melun et Moret. — 226. En désirant la restauration des mœurs, le Clergé ne peut s'empêcher de demander aux États généraux qu'ils portent aux pieds du trône dont la religion est la base la plus solide, le vif désir qu'il a de voir opérer une réforme sérieuse dans l'éducation publique. En vain se tairait-il sur les abus dont elle fourmille, sur l'éclat et l'utilité dont elle est déchue, sur les vices d'administration des maisons d'éducation, sur la perte d'hommes voués par état à de si nobles fonctions et qui n*ont pu ôtre universellement remplacés depuis, malgré les efforts du gouvernement et le désir des villes où ils existaient. Ce sont des vérités notoires et bien senties même par les ennemis du bien public. Il est donc de là sagesse du gouvernement de concourir avec le
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clergé à une réforme dont dépend le bonheur des générations futures (III, 737).
227. L'impéritie de la plupart des chirurgiens étant un vrai fléau pour Thabitant des can» pagnes, les États généraux seront suppliés de faire renouveler les lois sur l'admission des chirurgiens et faire statuer qu'ils ne pourront être choisis que dans les élèves d'hôpitaux ou de collèges de chirurgie. — En s'occupant de prolonger les jours de la génération présente, on ne peut sans frémir songer au nombre des enfants et des mères qui meurent victimes de l'ignorance des femmes qui, sans études, sans expérience et sans pouvoir, s'ingèrent dans l'art des accouchements. Le Clergé des États généraux ne peut donc trop insister sur l'établissement de sages-femmes instruites, légalement examinées et reçues par les maîtres de l'art (III, 738).
Mande. — 228. Réformer les universités en remettant en vigueur les anciens statuts (II, 751).
229. Faciliter une éducation meilleure pour la jeunesse; maintenir les petites écoles dans toutes les paroisses où elles sont établies, en créer dans celles où il n'y a pas, en les obligeant à imposer, pour les honoraires de ceux qui y seront préposés, 300 livres dans les villes, 200 livres dans les campagnes pour les régents [Ibid.),
230. Réunir au collège de Mende l'entier revenu du monastère ci-devant uni au collège de Rhodez (1). Cette demande est d'autant plus juste que le bénéfice est situé dans le Gévaudan et que l'on a transporté les seules ressources d'un pays indigent dans un autre qui en a de plus considérables [Ibid.].
iW 11 s'agit ici du prieuré de Monastier, dépendant de l*abbaye de Saint-Victor de Marseille, réuni au collège de Rhodez par suite de la résignation du titulaire Jean Blanquet, auditeur de rote ; cette résignation avait eu lieu en 1576 et avait été confirmée par leures patentes d*Henri III, en 1578 (Lunet, Histoire du collège de Hhoffez. Rhodez, 1881, in-8, p. 19).
Metz. — 231. Le vœu de l'ordre du Clergé est que les États généraux veuillent bien s'occuper d*un plan d'éducation nationale et des moyens de pourvoir aux écoles, soit dans les villes, soit dans les campagnes, ainsi et de manière qu'ils le jugeront le plus convenable (III, 759).
232. Qu'il soit pourvu à un supplément de dotation des séminaires de Saint-Simon et de Sainte-Anne (1), ce qui a déjà été reconnu nécessaire par un arrAt revêtu de lettres patentes pour celui de Saint-Simon et qui n'est pas moins urgent pour celui de Sainte^Anne, qui, outre l'insuffisance de sa dotation, est dans l'obligation ou d'acheter une maison, ou de reconstruire la sienne, qui, par vétusté, tombe en ruines (III, 762).
Montargis. — 233. Qu'il soit fait instance pour qu'aucune personne ne soit admise à enseigner même les premiers éléments, sans faire profession de la reli* gion catholique, que Tenseigtiement général des diocèses soit soumis à l'autorisation des évoques, et l'enseignement des cantons à l'autorisation des curés, de peur que par le mélange que va introduire la concession de l'état civil donné aux protestants, il ne se glisse des instituteurs non catholiques (IV, 17).
234. Gomme il y a peu de communautés de campagne où il ne se trouve quelques bons religieux qui s'occupent de la première instruction des enfants, au grand avantage des peuples et même de l'état ecclésiastique auquel ce zèle a quelquefois procuré des sujets
(1) Voici ce que dit Expilly [Dict. géog, de la France) de ces deux séminaires : « Celui de Saint-Simon fut fondé en 1743 par M. de Saint-Simon, évoque de Metz, et confirmé par lettres patentes du 7 mars 1746. Depuis 176*2 cette maison est dirigée par les prêtres de la Mission. Elle est très bien bâtie et contient une grande étendue de terrain entre les portes Saint-Thibault et de Mazelle. Le nombre des séminaristes y est toujours considérable, plusieurs y sont reçus gratuitement; on y enseigne la théologie. — Le séminaire Sainte- Anne dirigé par les prêtres de la congrégation de la Mission fut fondé en 1660 par Anne d'Autriche Us y enseignent la philosophie et prennent en pension plusieurs séminaristes. x>
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utiles, il serait à propos d'étendre les effets de ce zèle en Tencourageant. En conséquence le Clergé désire qu'il soit permis aux religieux d'établir dans leurs maisons, autres que celles où des cures sont attachées, une école gratuite qui sera tenue par un religieux, bien plus capable que les maîtres ordinaires de déraciner les préjugés, de détruire les superstitions, d'inspirer non seulement la religion, mais encore la probité dont les principes ne sont pas assez développés dans les campagnes, ce qui cause presque tous les procès, enfin de leur donner des notions plus exactes] sur. l'agriculture et le commerce (làid.).
Mont-de-Harsan. — 235. (Le Clergé) demande l'établissement des écoles pour les deux sexes, dans les paroisses qui en seront susceptibles et qu'elles soient surveillées par les curés des paroisses, avec pouvoir d'interdire le régent lorsqu'ils le croiront nécessaire au bien de la paroisse, sans préjudicier néanmoins au droit des évoques (IV, 32).
Montpellier. — 236. Que l'enseignement public soit régénéré surtout dans les collèges et les universités, et qu'il soit pourvu à l'amélioration du sort des personnes à qui il est confié (IV, 44).
Montreuil- sur-Mer. — 237. Rien de plus intéressant pour l'ordre public et les bonnes mœurs, que l'éducation des enfants. Les habitants ne sont qu'autorisés à se procurer des maîtres d'école, on doit les y obliger (IV, 61).
238. Il est d'une égale nécessité de pourvoir de collèges nombre de villes où les sciences sont négligées, faute d'enseignement [IbicL),
Nemours. — 239. Le vœu de l'ordre du Clergé est que les ordres religieux de l'un et l'autre sexe soient conservés en les rendant utiles à l'Église et à l'État et en les chargeant de l'éducation de la jeunesse (IV, 106).
NÉMLiC. — 240. Qu'on veuille bien s'occuper d'un nouveau plan pour perfectionner l'administration
des collèges et des universités, et généralement tout ce qui a trait à l'éducation de la jeunesse (IV, 231).
241. Un règlement pour [la réforme des mœurs] et une meilleure éducation nationale (IV, 234).
Nîmes. — 242. Que les séminaires soient agrégés aux universités ecclésiastiques, en sorte que les études faites dans les séminaires soient comptées pour Tobtention des grades (IV, 236).
Nivernais-Donziais. — 243. Le moyen le plus sûr de faire refleurir la religion est de la faire connaître et d'y affectionner le cœur de l'homme dès ses premières années. — Ce doit être l'effet de l'éducation vertueuse, et tous les jours il devient plus difQcile de la procurer à la jeunesse. L'état du grand nombre des collèges afflige les citoyens éclairés de tous les ordres. Ce malheur va se répercuter jusque dans nos campagnes avec d'autant plus de promptitude, que l'insouciance de la plupart des parents sur ce grand objet devient chaque jour plus marquée. Pour réparer les maux présents et pour en prévenir de plus grands encore, il paraîtrait désirable que la direction de l'éducation publique fût confiée au Clergé tant régulier que séculier. Il est, par état, dépositaire des saines maximes et des bonnes mœurs; il a toujours montré le plus grand zèle pour l'enseignement et la propagation des connaissances utiles. Les premières écoles se sont formées dans les églises et dans les monastères. Les collèges établis dans ces derniers temps ont été pour la plupart dotés par les évoques. L'ordre ecclésiastique offre encore l'avantage d'avoir en général plus de sujets instruits et de se livrer par état moins aux soins temporels de tous les genres et d'être particulièrement soutenu, dans des travaux rebutants de leur nature, par l'amour de la religion et par le désir d'en étendre les salutaires influences. Votre Majesté, depuis longtemps occupée de cette partie de l'ordre public, a fait connaître qu'elle voulait la régler avec les États gêné-