VŒUX DU CLERGÉ [A. SOULE — TROYES
calion, à laquelle commission seront appelés des membres du clergé et qui consultera les différentes universités du royaume et se concertera avec elles par voie de commissaires ou autrement (VI, 29).
314. Qu'il soit établi, dans chaque ville épiscopale, un petit séminaire pour donner le moyen de faire les premières études aux jeunes gens qui pourront se destiner à l'état ecclésiastique [Ibid,).
315. Qu'il soit établi dans les paroisses de campagne et dans les petites villes, des maîtres et des maîtresses d'école pour enseigner les premiers éléments ; que ces maîtres et maîtresses d'école ne puissent exercer leurs fonctions que sous l'inspection des curés et avec l'approbation de l'évêque diocésain et soient révocables à volonté; qu'il soit établi des frères des écoles chrétiennes en nombre suffisant dans les principales villes de la sénéchaussée {IbidJ),
316. Qu'on éclaire, perfectionne et protège l'administration des collèges de boursiers qui existent dans la ville de Toulouse et qu'on s'occupe des moyens de donner à ces établissements importants, conformément aux sages vues des fondateurs, toute l'utilité que le public est en droit d'en attendre {Ibid.),
Troyes. — 317. Dans toutes les villes où il y a collège de plein exercice, il y sera établi un bureau de surveillance dont les membres seront nommés par le synode diocésain (VI, 73).
318. Fonder des bourses dans les séminaires et collèges des villes de premier ordre, en faveur d'enfants nés, dans le diocèse, de parents peu aisés et que les bourses soient au concours {Ibid.),
319. Les maîtres d'école seront présentés par les curés seuls aux ordinaires des lieux pour être approuvés. — Aviser aux moyens de les doter à la décharge des communautés ; rendre par là les écoles gratuites (/6tW.).
3i0. Conserver les ordres religieux; en rendre les membres utiles à l'État en les employant à l'éducation de la jeunesse {Ibid.),
208 LA QUESTION D'ExNSEIGNEMENT EN 1789.
321. Conserver seulement les grades d'études connus sous le nom de Quinquennium et pourvoir à une meilleure tenue des écoles où ils se prennent (VI, 74).
Vendôme. — 322. Trouver des moyens sûrs et prompts, soit par des suppressions ou réunions de bénéfices pour établir dans toutes les paroisses [des sages-femmes], des maîtres et des maîtresses d'école et pour procurer aux jeunes ecclésiastiques des places gratuites dans les séminaires et aux jeunes gens dans les collèges de plein exercice (VI, 119).
Verdun. — 323. Le bonheur de la société dépend de la bonne éducation des individus qui la composent. Rien de plus digne des États généraux que l'établissement d'une bonne éducation publique. L'ordre du Clergé demande qu'elle soit oonûée à des ecclésiastiques dans les ordres, séculiers et régujiers, sous l'inspection immédiate des évêques. — (Permettre les vœux religieux à 18 ans, en raison de...) l'utilité où seraient les jeunes profès à dix-huit ans, pour l'éducation de la jeunesse, si les États généraux adoptaient le projet désiré de confier les collèges aux ecclésiastiques séculiers et réguliers (VI, 127).
324. Que les maîtres d'école soient à la nomination exclusive des évêques sur la présentation des curés. — Qu'il soit établi, dans chaque diocèse, une école publique où les maîtres seront formés à l'instruction de la jeunesse de la campagne. — Que la déclaration de 1724 concernant les maîtres et maîtresses d'école soit remise en vigueur (VI, 128).
325. Que pour exciter l'émulation dans la classe indigente des citoyens et pour procurer à l'Église les bons sujets que renferme cette classe, il soit avisé aux moyens de fonder des places gratuites dans les séminaires et collèges {làid.),
326. Qu'il soit établi dans chaque déparlement une sage-femme qui ait fait un cours public d'accouchement et puisse instruire et former toutes les sagesfemmes du département (VI, 130).