‹ La question d'enseignement en 1789 d'après les CahiersChapitre 41 sur 112 · VŒUX DU CLERGÉ [A. TROYES — VERMANDOIS · texte numérisé non relu

VŒUX DU CLERGÉ [A. TROYES — VERMANDOIS

Vermandois. — 327. Qu'il soit enjoint aux écoles de chirurgie de se rendre plus difficiles à accorder des lettres de chirurgien ; qu'on veille aussi à ce que nulle femme ne s'ingère de faire les fonctions d'accoucheuse, sans avoir au préalable acquis les connaissances nécessaires (VI, 135).

328. Que les évoques soient invités à rechercher les moyens de multiplier, dans leur séminaire, les bourses et pensions gratuites en faveur des jeunes gens dénués de fortune qui annonceront des talents et une vocation marquée pour l'état ecclésiastique; qu'ils soient pareillement invités et autorisés à établir, dans leur ville épiscopale, des petits séminaires où les jeunes gens seraient appliqués aux études qui doivent précéder les études ecclésiastiques proprement dites (VI, 136).

329. Que l'éducation publique, singulièrement déchue depuis quelques années et dont les vices vont en augmentant, soit prise en considération et que Ton travaille sérieusement à la réformer. Que, pour y parvenir, elle soit confiée à un corps enseignant dont les membres seront amovibles pour cause de négligence, d'inconduite ou d'incapacité, dont la régence serait sous l'autorité des évêques, dont l'émulation serait excitée par l'honneur et les récompenses (làid.).

330. Que dans chaque paroisse il soit établi des écoles pour les deux sexes; que ces écoles et tous les établissements d'éducation soient sous la juridiction des évêques; que celles des villes soient sous l'inspection des écolâtres (1) et celles des campagnes sous l'inspection des curés dont l'approbation sera nécessaire pour le choix des maîtres et maîtresses d'école {làid.),

Page 1