‹ La question d'enseignement en 1789 d'après les CahiersChapitre 50 sur 112 · Travailler à un plan d'éducation nationale (II · texte numérisé non relu

Travailler à un plan d'éducation nationale (II

Caen. — 412. Nos députés proposeront à la sagesse du roi et des États généraux et concerteront particulièrement avec l'ordre du Clergé la suppression des économats et des maisons religieuses, dont l'inutilité sera reconnue. Avec ces biens, il sera formé des écoles gratuites pour les pauvres citoyens de l'un et l'autre sexe et des écoles militaires pour les enfants de la noblesse la moins fortunée (II, 491).

Calais-Ardres. — 413. Qu'il soit formé des établissements d'éducation nationale proportionnés aux besoins de chaque canton du royaume ; qu'il soit pourvu à ce que tous les moyens d'instruction y soient répandus (II, 509).

Carcassonne. — 414. Une bonne éducation étant le principe et le développement des vertus, les députés demanderont qu'on s'occupe d'établir une éducation nationale (II, 531).

Castelnaudary. — 415. Qu'il soit établi dans le monastère de Prouille (1) un pensionnat en forme, dans lequel trente ou quarante demoiselles de la sénéchaussée ou de la province exclusivement, seront reçues gratis depuis l'âge de sept ans jusqu'à celui de douze, et élevées convenablement jusqu'à celui de vingt (If, 558).

(1) Monastère de fiUes de Tordre de Saint-Dominique, fondé par le saint lui-même.

Castres. — 416. Il est extrêmement intéressant que la loi et la nation assemblée statuent sur la nécessité d'établir une éducation politique et nationale. La religion, les mœurs et l'intérêt de tous les ordres le sollicitent également (II, 567).

417. Votre Noblesse attend. Sire, de Votre Majesté et de la nation assemblée la protection la plus spéciale, la conservation de toutes les écoles militaires et établissements d'éducation que les services de son ordre lui ont mérités de la bienfaisance et de la justice de S. M. et de ses augustes aïeux. -Que toutes ces diverses places, conformément à l'esprit et à la lettre de leur institution, soient exclusivement réservées à la noblesse vraiment pauvre {Ibid.),

Caux. — 418. Les députés représenteront la nécessité d'établir une éducation nationale (II, 577).

Châlons-sur-Harne. — 419. S. M. sera priée de n'admettre à l'éducation des écoles royales militaires et à celle de Saint-Gyr, que les enfants de la noblesse qui lui seraient présentés par les états provinciaux, ces places ayant été depuis longtemps trop souvent accordées sur des exposés peu exacts des besoins des familles qui les ont sollicitées (II, 588).

Chalon sur-Saône. — 420. Demander que le gouvernement s'occupe avec soin et vigilance de la régénération des mœurs. — C'est par l'établissement de bonnes écoles pour l'éducation publique qu'il sera possible d'obtenir cette heureuse révolution si nécessaire à la prospérité de TÉtat (II, 607).

Chartres* — 421. Réunion des maisons religieuses qui ne sont pas complètes aux termes des derniers règlements [aux hôpitaux et] aux collèges (II, 628).

Château-Thierry. — 422. Bien dirigée, l'éducation publique fait la force et le bonheur d'une nation. Pour ces deux raisons, il faut s'efforcer de la porter au plus haut point de prospérité possible. Le moyen le plus efficace d'y parvenir est d'exciter le zèle des maîtres, d'abord par des appointements honnêtes et en leur

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