‹ La question d'enseignement en 1789 d'après les CahiersChapitre 61 sur 112 · VŒUX DE LA NOBLESSE [A. ST-MIHIEL — SOULE · texte numérisé non relu

VŒUX DE LA NOBLESSE [A. ST-MIHIEL — SOULE

enfants. Si les grandes villes réunissent avec plus d'éclat les beaux-arts, dont la connaissance fait partie d'une bonne éducation, ces villes renferment en niême temps des dangers dont il est difficile de préserver la jeunesse. Il est donc nécessaire de fixer ses premières années dans un asile où elle ne respire qu'un air salutaire, où elle n'ait que des distractions faites pour son âge ; c'est ce qu'elle trouverait en la réunissant dans ces riches monastères où de vastes bâtiments sont aisés à disposer pour recevoir des élèves, et dans lesquels les consommations de ces élèves augmenteraient le bien que ces monastères procurent au sein de nos campagnes. — L'émulation entre les oratoriens et les jésuites fit du collège de Juilly ce qu'on dit qu'il est encore. Cette émulation entre ces différents ordres, tels que les bénédictins, les augustins et autres multiplierait les bons collèges qui, étant sous l'inspection des états provinciaux, ne cesseraient certainement pas d'en mériter les éloges. — Il faut, pour mieux assurer la bonne conduite des instituteurs de la jeunesse, qu'ils tiennent à une règle ou à des supérieurs qui, autant par esprit de corps que par amour du bon ordre, surveillent les membres de leur congrégation. — D'après ces considérations et toutes celles qui n'échapperont pas à la sagesse des États généraux, M. le député est chargé de demander l'augmentation des écoles publiques et des règlements tendant à perfectionner un objet si intéressant pour toute la nation (V. 756).

SISTERON, — 518. Appliquer les biens des bénéfices supprimés aux collèges [hôpitaux], séminaires [chapitres de chanoinesses], éducation gratuite, no* tamment celle des enfants des pauvres militaires (111, 364).

519. Que les collèges, les séminaires et universités seront réformés d'après un plan adopté dans toute la France (/ôirf.).

Soûle. — 520. L'éducation publique sera perfec-

tionnée et on y maintiendra avec la plus grande attention les principes des mœurs et delà religion (V. 776).

Toulouse. — 521. Que les revenus des préceptoriales soient rigoureusement employés à leur destination et ne puissent en être détournés sous aucun prétexte (VI, 34).

522. Convaincus par une malheureuse expérience de rimperfection et des abus du régime actuel de réducation publique, les députés supplieront Sa Majesté de donner au sein des États généraux une attention particulière à un objet qui influe aussi directement sur les mœurs et siir la prospérité de TÉtat {Ibid,)

Touraine. — 523. Dans le moment où la France va se régénérer, où sa constitution jusqu'à présent flottante va prendre une forme régulière et stable, l'éducation publique est un des objets les plus importants dont puissent s'occuper les États généraux. Ils devront insister sur ce que le droit public fasse, après la religion, la base de toutes les études (VI, 43).

Trévoux. — 524. Qu'il soit formé des établissements d'éducation nationale proportionnés aux besoins de chaque canton du royaume (VI, 67).

Troyes. — 525. Que des biens ecclésiastiques de chaque province, il soit distrait des bénéfices simples dont le revenu soit appliqué... à l'entretien des collèges, écoles gratuites pour les deux sexes. (VI, 76).

526. Que les états provinciaux aient le droit de présenter au roi les sujets pour les écoles militaires et la maison de Saint-Cyr (VI, 77).

Verdun. — 527. Que les États généraux veuillent bien pourvoir à l'instruction de la jeune noblesse lorsqu'elle débute dans la carrière des armes et à l'éducation morale des soldats (VI, 132).

528. Que l'éducation publique des deux sexes soit confiée aux religieux et religieuses rentes ou à leur charge, sous la surveillance commune des États généraux et de l'ordinaire ijbid,).

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