Que, dans les villes et villages, il soit établi des
(1) Le tierB état de Domfront avait demandé dans l'article précédent « Taliénation des domaines fieffés et droits honorifiques des religieux et religieuses rentes ».
VŒUX DU T.-ÉT. [a. DOMFRONT — FLANDRE MAR.]. 3C3
écoles où le pauvre soit admis gratuitement et instruit dans tout ce qui lui est nécessaire, soit pour les mœurs, soit pour son intérêt particulier (lïl, 254).
651. Qu'aucune femme ne puisse se livrer à l'art de Taccouchement qu'après en avoir fait un cours, avoir obtenu un certificat de capacité d'un collège de chirurgie et avoir été reçue au bailliage {Ibid,).
Draguignan. — 652. Un objet majeur que le roi et les États généraux doivent prendre en considération et qui trouverait bien sa place dans la loi constitutionnelle est l'éducation de la jeunesse... C'est par l'éducation que se forment les citoyens (III, 256).
653. Interdire aux sages-femmes tout exercice des fonctions de cet état, si elles n'ont fait préalablement un cours d'accouchement, subi un examen et rapporté un certificat de capacité (111, 259).
654. Qu'il soit accordé à l'université d'Aix le privilège du Quinquennium (llly 260).
Étampes. — 655. Il serait nécessaire d'établir des écoles dans tous les villages et villes, où ceux qui seraient jugés par la municipalité hors d'état de payer seraient admis (III, 288).
656. Assurer une dotation suffisante dans les collèges fondés dans les chefs-lieux ; il en doit être aussi fondé où il n'y en a point ^Ibid.),
Évreux. — 657. Qu'il soit établi au plus tôt dans les villes, des écoles de tout genre ou des collèges de plein exercice et de petites écoles gratuites, dans les bourgs et campagnes (III, 302).
EXÂÊES. — 658. Qu'il sera établi dans chaque canton ou paroisse qui pourra le comporter, des maîtres et maîtresses pour l'instruction de la jeunesse (I, 729),
Flandre maritime (ou bailliage de Baillent), — 659. Que l'on fasse cesser les abus des universités... que les abbayes qui ont des biens considérables dans la Flandre soient tenues d*enseigner gratuitement la jeunesse et d'établir des collèges dans les villes de cette province (II, 176).
660. Qu'il soit établi des écoles gratuites; que les communautés religieuses établies dans la Flandre maritime pour l'instruction de la jeunesse [ou le soulagement des malades] se conforment à leur institution, et que celles inutiles soient supprimées (II, 177).
Forcalquier. — 661. Pour avoir de bons citoyens, il faut les créer. On demande donc qu'il soit établi un plan d'éducation nationale uniforme dans tout le royaume (III, 334).
662. Que les collèges et universités soient réformés de manière à devenir plus utiles et que les grades ne soient plus donnés qu'avec circonspection, après un examen rigoureux {Ibid.),
663. Qu'il soit établi des écoles et des collèges pour les deux sexes de distance en distance et principale- .ûent dans les chefs-lieux de district, où l'on admette une étude particulière de morale et de politique sur un catéchisme qui embrassera ces deux objets {Ibid.),
664. Les écoles militaires seront transformées en écoles nationales où tous les citoyens sans distinction auront le droit d'entrer. On ne croit pas qu'il soit besoin de présenter quatre degrés de noblesse pour mériter les faveurs de la patrie {Jbid.),
GISORS. — 665. Qu'il soit établi dans chaque paroisse du royaume des écoles gratuites pour l'éducation de la jeunesse aux frais des gros décimateurs (V, 619).
GOVRDON. — 666. L'éducation de la jeunesse est sans doute le premier objet et le plus essentiel de tout gouvernement. Elle est malheureusement abandonnée, môme dans les villes considérables, à des particuliers souvent insuffisants. L'on voit dans ces mômes villes des religieux rentes et livrés à une sorte d'inertie. Il paraîtrait de la sagesse de Sa Majesté de leur donner le choix ou de se charger de l'enseignement public de la jeunesse, ou d'abandonner leurs rentes et leurs maisons à d'autres corps qui voudraient se dévouer à des fonctions si intéressantes pour l'humanité. Pour perfectionner ce grand objet d'administratioa et