VŒUX DU TIERS-ÉT [A. FLANDRE MÂR. — GRASSE
pour que la jeunesse puisse tirer un fruit utile de la première éducation, en acquérant l'aptitude à remplir toutes les dignités ecclésiastiques et civiles, il faudrait établir des universités assez à portée de plusieurs provinces pour que les parents, sans se ruiner, puissent y faire prendre les degrés à leurs enfants. L'Agenais, le Limousin, le Périgord et l'Auvergne ont soufTert, autant que le Quercy môme, de la distraction de l'université de Cahors. Toulouse, ville d'ailleurs assez fortunée par la fertilité de son sol, sa position heureuse pour le commerce, par son industrie et par une université ancienne, n'a retiré qu'un bien faible produit de la réunion de l'université de Cahors à la sienne. Sa Majesté est très humblement suppliée de rendre cette université à la ville de Cahors, centre des quatre provinces ci-dessus énoncées (V, 499).
GODRIN. — 667. Que les corps religieux ou moines rentes soient, en tant que de besoin, conservés et surtout ramenés à la pureté de leur constitution primitive... que, pour les rendre utiles, les bénédictins soient chargés de l'instruction de la jeunesse (II, 539).
668. Que, pour faciliter l'éducation de la jeunesse, les collèges doivent être plus multipliés et perfectionnés; qu'il paraît convenable, dans le diocèse de Quimper, attendu l'éloignement du collège y établi des parties du levant du môme diocèse, d'en établir un à Carhaix ou à Quimperlé {lind,).
GH/éSSE, — 669. Que les corps religieux seront conservés comme véritablement utiles, surtout si plusieurs d'entre eux se dévouent à l'éducation publique (III, 275).
670. Que, pour donner plus de consistance à l'éducation publique, on établira des collèges dans les villes principales en considérant que ceux des villes frontières attireront l'argent de l'étranger {ifnd,).