VŒUX DU TIERS-ÉTAT [A. SAINT -QUENTIN — SENS
revenus d'écoles sans être assujettis au paiement d'aucun droit, à aucunes formalités (III, 72).
SAiNT'SEVER[i) [Villes et communautés du siège de), — 809. Que pour faciliter et perfectionner l'éducation de la jeunesse, il soit établi dans la ville de Saint-Sever un collège (2), confié aux religieux bénédictins qui ayant une maison spacieuse, saine et bien rentée, se prêteront aux vues du gouvernement pour cet objet (III, 106).
Saumur. — 810. Les députés représenteront la nécessité de s'occuper de la réforme de l'éducation publique trop négligée jusqu'à ce moment (V, 725).
Senlis. — 811. Les députés proposeront qu'il soit fait un code d'éducation publique et nationale et qu'il soit nommé des commissaires à cet effet; que l'éducation publique soit confiée aux membres des universités et, à défaut de ces membres, à des corps séculiers ou réguliers sous une administration conforme à celle établie par l'édit de février 1763, et, pour soutenir ces établissements, qu'il soit avisé aux moyens de l^s doter suffisamment et convenablement (V, 742).
812. Que, dans les campagnes, il soit établi des écoles publiques (3) où, autant que possible, les enfants des deux sexes seront séparés et qu'il soit pourvu aux fonds pour ce nécessaires {Ibid.),
Sens. — 813. Qu'il soit avisé aux moyens les plus propres à améliorer Téducation publique; qu'il soit pourvu, par la réunion des menses conventuelles, à la dotation des collèges; en sorte que, non seulement tous les maîtres nécessaires puissent y être convenablement entretenus, mais qu'il puisse encore y être
(1) Actuellement cheMieu d'arrondissement du département des Landes.
(2) Il y avait bien un collège à Saint-Sevor, mais il était en pleine décadence en 1789 (Tartière, p. 11).
(3) U est à peu près démontre que toutes les paroisses des diocèses de Beauvais, Noyon et Senlis étaient pourvues d'écoles dès le XV 11» siècle {Bulletin du Comité des travaux fiist., 1885, p. 104).
fondé un nombre de bourses proportionné à Tétendue de la province pour le soulagement des pauvres étudiants, le tout d'après Tavis des états provinciaux; que les abus introduits dans les universités, les collèges et autres établissements qui ont pour but l'éducation publique soient réformés (V, 758).
814. Que Técole militaire soit rétablie sur le pied de son ancienne institution et qu'elle ne soit pas dispersée dans les différents collèges de province, y étant infiniment préjudiciable à l'éducation des autres citoyens {Ibid.).
815. Qu'il soit avisé aux moyens d'établir dans les villes des écoles gratuites pour les deux sexes, sous la direction des Frères des écoles chrétiennes pour les hommes, et des ursulines ou autres ordres voués à l'éducation publique pour les femmes {Ibid.).
Sézanne et Châtillon-sur-Harne (i). — 816. Demander la suppression des bénéfices inutiles; que les [hôpitaux, maisons de charité] et écoles publiques soient multipliés et améliorés à l'avantage du pauvre peuple (V, 767).
Soissons. — 817. Employer une partie des dîmes à l'entretien des maîtres d'école. — Que l'éducation des enfants de la campagne soit surveillée par l'administration de la province, concurremment avec les supérieurs ecclésiastiques relativement à l'enseignement de la religion et que les nàaîtres d'école soient institués par le concours des deux autorités (VI, 699).
818. Qu'il soit établi deux cours annuels d'accouchement et d'instruction pour les sages-femmes; qu'aucune d'elles ne soit admise qu'après examen de médecins et chirurgiens de la ville où se font les cours et en conséquence de leur approbation ; et que le gouvernement soit supplié de faire attention à cet important objet [Ibid.),
(I) Cet article émanant du Tiers-État est annexé au cahier de la noblesse.