VŒUX DU TIERS-ÉTAT [A. SENS — TOUL
819. Que les chirurgiens de campagne ne puissent être admis qu'après avoir justURé de cinq années d'études dans un Hôtel-Dieu ou un hôpital militaire, et après un examen sérieux {Ibid,).
Soûle (pays de). — 820. Que les fonds destinés à rétablissement du collège de Mauléon, quia pour objet renseignement et Tinstruction de la jeunesse, soient d'ores et déjà utilisés à réparer la maison dont le pays a fait l'abandon en faveur de cette fondation et à y mettre des éducateurs ; et que Sa Majesté soit suppliée d'accorder des lettres-patentes en ordonnant que ce collège soit desservi par des prêtres séculiers, et de nous accorder ces lettres gratis, attendu la pauvreté du pays (V, 781),
821 . Que, comme les revenus du chapitre de Sainl- Engrace réunis au séminaire d'Oloron, lors de sa suppression, dont il y a environ un siècle (sic), moyennant deux places gratuites affectées pour deux sujets basques, ont plus que triplé depuis lors, Sa Majesté sera suppliée de créer deux autres places gratuites en faveur de deux jeunes souletins choisis par l'évêque diocésain, parmi les sujets les plus indigents (Y, 282).
TAILLEBOVRG, — 822. (Employer les revenus des bénéûces simples retirés par Sa Majesté et versés dans une caisse spéciale à...) l'établissement d'écoles de charité dans chaque lieu et principalement où les bénéfices existent (Y, 683).
823. Que dans chaque siège royal de cette province il soit établi une école publique pour l'instruction des femmes au fait des accouchements, pour être ensuite réparties dans les différents lieux du ressort desdits sièges royaux {Ibid,),
Toul. — 824. Sur Téducation nationale, nous nous en rapportons à ce que notre député estimera en son âme et conscience (YI, 15).
825. Diviser les bénéfices trop considérables et les affecter à procurer aux campagnes des matrones et des cbirurgiens instruits, à l'éducation des pauvres
orphelins et en général à l'éducation publique et nationale (VI, 14).
Toulouse. — 826. Perfectionner Téducation publique et admettre aux écoles et établissements royaux entretenus aux frais de TÉtat, des élèves de Tordre du Tiers-État de l'un et Tautre sexe, au moins en nombre égal à celui de la Noblesse, si mieux on n*aime supprimer ces établissements (VI, 36). Cf., n® 625.
Tours. — 827. Règlement de l'éducation. — Qu'il ne sera plus donné d'exemptions d'études dans les universités (VI, 53).
Trévoux. — 828. Les députés feront observer qu'il existe en Bombes une ancienne abbaye de bénédictions dont les revenus ont été réunis au doyenné de Montberthoud ; ils demanderont qu'au décès du titulaire, ces revenus soient accordés pour l'établissement d'un collège à Trévoux, ville capitale de la province ; et, dans le cas où ils ne pourraient l'obtenir, ils remettraient sous les yeux des États généraux qu'il existe, dans cette même ville capitale, un couvent de religieuses ursulines prêt à s'éteindre, son entrée étant interdite aux novices ; que les bâtiments et revenus de ce monastère sont destinés à un chapitre de filles nobles, déjà très riches, qui résident dans une province étrangère, et qu'en restituant à la ville ces mêmes biens et revenus, ce ne serait qu'une justice et une équité puisqu'ils proviennent de la générosité des citoyens et retourneraient à l'avantage commun et à leur destination tendant à l'instruction de la jeunesse (VI, 71).
Troyes. — 829. Que les facultés de médecine soient réformées et les études rétablies. — Que personne ne puisse être reçu chirurgien sans avoir fait les cours et subi, en présence d'un médecin et de tous les membres du corps qui seront appelés, les examens prescrits par les règlements; que les chirurgiens reçus pour la campagne soient sujets aux mêmes cours et examens ; que les examens soient publics et qu'il
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soit pourvu à la fixation des droits de réception perçus par les communautés, tant pour les chirurgiens des villes que pour ceux des campagnes (VI, 83).
830. Que les cours établis pour l'instruction des femmes qui se destinent à exercer Tart des accouchements soient continués et même augmentés, et que nulle femme ne puisse exercer sans avoir suivi lesdits cours et être munie des certificats et actes de réception nécessaires [Ibid.).
831. Qu'il soit établi des collèges dans toutes les villes principales du royaume où il n'y en a pas et où il sera jugé nécessaire par les États généraux, et qu'on s'occupe d'un nouveau plan d'éducation (VI, 86).
Vannes. — 832. Un plan d'éducation nationale parliculièrement dirigé vers les mœurs, la religion et l'amour de la patrie (VI, 107).
833. Faire tourner au profit des collèges [et hôpitaux], des droits tels que les annates ou autres qui ne profitent qu'à des corps déjà fort riches {Ibid,).
834. Les universités et écoles de droit réformées et réglées, de manière que les degrés ne soient à l'avenir que le prix de l'assiduité, de l'étude et du mérite {Ibid.).
Vendôme. — 835. Que toutes les lois, les ordonnances, les déclarations et règlements soient refondus en un seul code qui serait la matière des études des universités, dont la durée ne pourra être moindre de deux ans pour les majeurs et de trois pour les mineurs de vingt-cinq ans (VI, 123).
836. [Vendre les biens des évêchés, bénéfices simples etc., et employer une partie des fonds en provenant] ...à former des collèges (VI, 124).
Vermandois. — 837. Que les moyens de perfectionner l'éducation publique seront recherchés avec empressement (VI, 146).
Versailles. — 838. Les députés solliciteront l'établissement d'écoles gratuites dans toutes les paroisses
de campagne (supprimer toutes les abbayes en commende, les bénéfices sans fonctions et les couvents inutiles et employer le prix des ventes...) à rétablissement d'écoles gratuites (V, 182).
Villefranche de Rouergue. — 839. Réformation dans les universités, surveillance sur les études et création dans chaque université d'une chaire de droit public (Vï, 171),
Villeneuve de Berg. — 840. Les députés aux États généraux demanderont un nouveau plan d'éducation pour les collèges, dont l'exécution sera confiée aux corps qui en seront le plus capables (YI, 713).
Villers-Cotterets. — 841. Il est expressément recommandé aux députés de demander... la conservation des maisons religieuses rentées qui sont utiles ; et, dans la nécessité de leur suppression, leur conversion en établissements utiles sur les lieux, tels que collèges, séminaires (VI, 192).
Vitry-le-François. — 842. Ordonner que personne ne soit admis à exercer l'art de la chirurgie qu'il ne soit domicilié, qu'il n'ait fait les cours nécessaires dont il rapportera certificats et qu'il n'ait été reçu après examens sérieux, lesquels examens et réceptions se feront sans frais (VI, 215).
843. Observer que la ré formation des mœurs étant l'un des objets les plus essentiels d'un bon gouvernement, l'éducation du peuple parait mériter la plus grande attention et qu'il doit être proposé, entre autres moyens, de veiller à une instruction plus soignée des maîtres d'écoles et d'établir des prix pour les élèves et les instituteurs (VI, 221).
VOVVANT. — 844. Des changements utiles dans l'éducation publique sont réclamés depuis longtemps, et il est à désirer qu'on s'occupe sérieusement des réformes convenables sur cet objet. Les collèges doivent n'oCTrir que des professeurs instruits et qui donnent en peu d'années des connaissances sûres et variées sur les langues latine et française. Les sciences exactes,