VŒUX DU TIERS-ÉTAT [B. GARCHES — JOUARS
même ; Art, 2, que Ton y comprenne ce. qui peut éclairer le peuple des campagnes sur des erreurs et des préjugés souvent funestes ou tout au moins nuisibles; Art, 3, que pour le partie de la religion, ce plan et ces institutions soient soumis à Tinspection des archevêques, évêques et curés et qu'au surplus la surveillance en appartienne aux administrations provinciales et aux municipalités (IV, 602).
955. Qu'il soit résolu que pour l'éducation de ceux qui se destinent à la judicature, les exercices de l'université se feront conformément au code, lorsqu'il aura été rendu public et dans la seule langue française {Ibid,),
Houssaye (la). — 956. Qu'il soit pourvu dans les villes et les villages à Téducation de la jeunesse absolument négligée (IV, 608).
957. Qu'il soit pris les précautions nécessaires pour que les médecins, chirurgiens et sages-femmes soient suffisamment instruits et ne puissent exercer leur état sans avoir été scrupuleusement examinés et reçus au concours dans les écoles de médecine et de chirurgie [Ibid,),
Ile-Saint-Denis. — 958. Que l'éducation de la jeunesse est absolument négligée, la commune n'ayant aucun revenu et les habitants n'étant en état de payer que momentanément un maître d'école qui se trouve bientôt obligé de quitter leur paroisse où il ne gagne pas assez pour vivre ; qu'il est donc de la plus grande utilité de leur procurer des secours pour les mettre dans la possibilité de donner l'éducation à leurs enfants (IV, 625).
Jouars-Pont-Chartrain. — 959 (Employer les bénéfices supprimés à ) fonder, dans chaque diocèse,
sous la direction de l'évoque, des maisons d'éducation où l'on instruirait des jeunes gens à la fonction trop négligée de maître d'école et d'où ils ne sortiraient, après un séminariat de quelques années, qu'ils n'aient été interrogés sur tous les objets que le peuple de la
campagne a besoin de savoir et surtout qu'il n'ait été reconnu qu'ils sont de bonnes mœurs. Les bonnes mœurs doivent intéresser la nation et un établissement de cette importance contribuerait à les perfectionner (IV, 623).
Lassy. — 960. L'éducation, l'instruction de la jeunesse étant si nécessaires et les habitants des campagnes étant communément si hors d'état de satisfaire à cette dépense, nous demandons qu'il soit fait un fonds pour produire à celui qui en est chargé un revenu suffisant pour le mettre à même de subsister sans avoir recours à des vacances toujours préjudiciables à la jeunesse. Les États trouveront dans la réunion des bénéfices simples et de chapelles, l'extinction de chapitres inutiles ou au moins dans la réduction de leurs revenus de quoi [faire un sort au curés] fournir... à l'instruction de la jeunesse, etc. (IV, 642).
Limeurs. — 961 . Les habitants demandent que le prieuré commendataire de Limours soit absolument réuni à la cure qui est d'un modique revenu, tant pour faciliter des honoraires et un logement au maître n'école [que pour ceux d'un vicaire.] La réunion de ce prieuré de 800 livres procurerait ces deux avantages (IV, 648).
962. Même vœu que ci- dessus, Angervilliers, n** 907 et dans les mêmes termes (IV, 648).
Liverdy-en-Brie. — 963. Même vœu que ci-dessus, La Houssaye, n° 956 et dans les mêmes termes (IV, 6S6).
Lognes-en-Brie. — 964. Nous demandons qu'il soit établi, dans les campagnes, des maîtres et maîtresses de pension pour instruire la jeunesse; leur faire un fixe sur partie des revenus des moines et couvents supprimés (IV, 654).
Longpérier. — 965. (Mettre sous séquestre les bénéfices simples, les employer à...) établir des maîtres et maîtresses d'écoles (ÏV, 660).
Louvres-en-Parisis .— 966. Que l'éducation publique soit confiée à de vrai patriotes désintéressés, ca-
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pables de former Tesprit et le cœur de la jeunesse (IV, 663).
Hadeleine-lès-Tournan (la). — 967. Même vœu que d-dessusy La Houssaye, n*** 957 et dans les mêmes termes (IV, 637).
Magny Lessart. — 968 (Le cahier demande la liberté de la presse) ce moyen étant celui qui peut le plus servir h propager les lumières et instruction publique, trop peu répandue dans les diverses classes des citoyens des villes aussi bien que des campagnes (IV, 666).
969. Employer le surplus des biens libres du Clergé [à la reconstruction des églises et presbytères,] à Tentretien des [hôpitaux et] écoles de charité et aux œuvres pieuses, telles qu'un système d'éducation et d'instruction pour tous les âges, le tout adopté parles États généraux (IV, 667).
Harcoussis. — 970. Établissement d'une sœur pour les écoles de filles, séparément de l'école des garçons (IV, 672).
Maries. — 971 (Employer une partie des dtmes) à l'éducation publique (IV, 676).
Massy. — 972. Que dans les universités, on établisse des chaires du droit public français ; que l'éducation y soit perfectionnée ; qu'elle soit plus répandue dans les campagnes, qu'on s'occupe soigneusement d'apprendre au peuple à lire, à écrire et à calculer (IV, 688).
H€snil-le-Roi, Carrières-sous-Bois et Lally. — 973. Nous n'avons pas une seule école. Nous demandons qu'il en soit établi une gratuite dans chaque village et que nos enfants auxquels la nature a donné autant de moyens qu'à d'autres, ne les perdent pas dans l'ignorance et qu'ils apprennent à connaître, à chérir, à respecter le Dieu qui les a créés, le roi qui les gouverne, la loi qui les protège et l'administration dans laquelle ils auront aussi une part (IV, 700). — Cf. Cah. gén, (V, 248).
Holières (les). — 974. Même vœu que ci-dessus, Angervilliers, n* 907 et dans les mêmes termes.
Honceaux-Villeroy. — 975. (Supprimer deux bénéfices simples de 10,000 francs), ce qui ne procure aucun soulagement à la paroisse qui est très pauvre et sans maître ni maîtresse d'école. Demander que lesdits bénéfices soient réunis à leur paroisse... pour l'établissement d'un maître et d'une maîtresse d'école pour l'instruction et l'éducation des enfants... ou au moins qu'il soit prélevé une somme annuellement aux fins dudit établissement (IV, 719). — Cf. Cah. gén, (V. 256).
Hontlhéry. — 976. (Suppression des bénéfices simples pour...) l'établissement des maîtres et maîtresses d'école dans les paroisses (IV, 730).
Horsang-sur-Orge. — 977. Même vœu que ci-dessus, Montlhéry, n« 976 (IV, 740). — Cf. Cah, gén. (V, 256).
Houlignon. — . 978. Que l'on nous donne un bon plan d'éducationpour la jeunesse (IV, 742).
Neauphle-le-Château. — 979. Que l'on établisse dans chaque diocèse une ou plusieurs maisons dans lesquelles on entretiendra des jeunes gens qui montreront du talent pour l'instruction; après qu'ils auront été suffisamment instruits et examinés, on leur donnera 400 francs d'appointements et on ne recevra aucuns maîtres d'école qu'ils ne soient âgés de vingtcinq ans et qu'ils n'en aient passé trois dans ces maisons. Il n'est que trop prouvé que la dépravation des mœurs dans les campagnes ne vient que du défaut d'éducation, ce qui n'est pas étonnant, si l'on considère que la plupart des maîtres d'école sont des gens sans capacité et sans mœurs, qui n'embrassent cet état que par fainéantise et par nécessité. D'ailleurs leurs places ne sont pas assez lucratives pour qu'un homme instruit et intelligent puisse y subsister. On prendra leurs appointements fixes sur la classe des ordres supprimés et les mois de leurs écoliers seront en sus. — Supprimer des ordres contemplatifs; employer
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leurs, revenus, entre autres objets, au payement du maître d'école (IV, 753).
Neufmontier-en-Brie. — 980. Mêmes vœux que cidessus, LaHoussaye,n" 956, 9^1 et dans les mêmestermes (IV, 758).
Falaiseau. — 981. Qu'il soit fait à la diligence des notables, des recherches pour connaître le revenu des écoles gratuites et ensuite faire de nouveaux règlements, y ayant des abus dans l'administration desdites écoles (ÏV, 783). —Cf. Cak. gén. (V,258).
Pierrefltte. — 982. Qu'il plaise à S. M. ordonner que dans toutes les communautés qui n'ont aucune fondation pour les écoles de charité, il sera annuellement versé quelques fonds pour encourager l'instruction publique... et que S. M. daigne ne pas oublier la paroisse de Pierrefitte (V, H).
Pin-près-Lagny-en-Brie (Le). — - 983. (Longues doléances au sujet du maître d'école qui est en même temps greffier, receveur des aides, receveur des différents seigneurs voisins, notaire.) Il est intéressant de nommer un autre maître d'école qui ne s'occupe que de cette mission, ayant de la fabrique une somme suffisante attachée à cette place (V, 23).
Piscop. — 984. Qu'il y ait dorénavant deux prêtres attachés à chaque paroisse où il n'y en a qu'un, que le second soit tenu d'instruire les garçons tant dans le latin que dans le français, et dans celle où il y en a deux, un troisième pour le même usage (V, 25).
Plessis-Luzarches. — 985. Qu'il soit assuré un fond suffisant pour subvenir à l'instruction de la jeunesse (V, 29).
Plessis-Piquet. — 986. (Suppression d'un prieuré simple et que) sur le revenu de ce prieuré, il soit pris une somme pour la subsistance [d'un vicaire et] d'un maître d'école pour la paroisse qui n'en a pas à cause du revenu modique du curé fV, 30) — Cf. Cah. gén, : Un vicaire et un maître d'école sont d'une nécessité indispensable pour ce village. Le moyen indiqué par les hais.
bitants serait le concours de Tordre des feuillants : il y a un prieuré qui était occupé autrefois par plusieurs religieux ; maintenant il n*y en a qu'un seul. La sup^ pression est plus facile (V, 257).
Pontcarré. — 987. Depuis longtemps nous désirons un maître d'école pour l'instruction de la jeunesse qui croupit dans l'ignorance et dans l'oubli presque de ses devoirs. On pourrait, comme ne possédant aucun bien de communauté ni autre ressource, on pourrait pour cet établissement y pourvoir en faisant établir par le gouvernement un seul et unique impôt sur chacun (V, 40, 41).
Pont-de-Charenton. — 988. Qu'on s'occupe des moyens de procurer à la jeunesse une meilleure éducation (IV, 404).
Presles-en-Brie. — 989. Comme ci-dessus, La Houssaye, n° 956 et dans les mêmes termes, (V, 45).
Queue-en-Brie La). — 990. (En égalisant les revenus des grandes et des petites paroisses, augmenter par cette réduction les honoraires des vicaires et) procurer des encouragements aux maîtres d'école qui, la . plupart, manquent du nécessaire (IV, 639).
Roissy-en-Brie. — 991 . (Que dans chaque paroisse de 200 feux et au-dessus, il soit établi sur les biens ecclésiastiques, un hospice desservi par une ou deux sœurs de charité qui soigneraient les malades et) qui d'ailleurs élèveraient les jeunes filles dans les sentiments de religion, de travail et d'instruction capables de les rendre un jour utiles à leur paroisse (IV, 54).
Rosny-sous-les-Bois-de-Vincennes. — 992. Les maîtres et maîtresses d'école doivent être institués et destitués par les parties intéressées à la pluralité des voix. — Il est nécessaire qu'il y ait dans chaque paroisse un fonds pour ses besoins particuliers dont une partie serait destinée à payer pour les pauvres au moins les premiers éléments nécessaires de l'instruction civique et religieuse. — Les écoles doiventêtre surveillées par le ministère public séculier et non par les