Bénéfice. Revenu joint à un office ecclésiastique
3. Bénéfices simples» Ceux qui ne sont accompagnés d'aucun gouvernement ni sur le peuple ni sur le clergé ; les uns chargés seulement de quelques prières, les autres imposant un service.
4. Bénéfices à charge d'âmes. Ceux dont les titulaires ont la direction des âmes et la juridiction au for intérieur. Dans Tusage on n'applique le sens de ces définitions qu'aux bénéfices-cures.
5. Prestimonies, Simples fondations de messes, d'obits (Rouss. de la Combe). Bénéfices simples n'ayant selon leur première institution aucun service à acquitter, mais chargés de fournir seulement de quoi vivre à de pauvres étudiants, etc. (Durand de Maillane).
6. Prieurés. Dans le principe, petits monastères qui se formaient sous les auspices et la dépendance des plusgrands; bon nombre d'entre euxfurent sécularisés dans la suite des temps; prieurés simples, ceux qui peuvent être possédés par des séculiers qui n'ont encore que la simple tonsure; prieurés doubles ou
348 LA QUESTION D'ENSEIGiNEMENT EN 1789.
prieuréS'Cures ceux auxquels est attachée la charge drames.
7. Chapelle. Bénéfice fondé et attaché à un oratoire ou à une chapelle ou autel d'une église.
8. Union de bénéfices. Jonction d'une église ou d'un bénéfice à un autre ou à un collège, un séminaire, un hôpital, faite parl'évéque ou autre supérieur légitime et selon la forme prescrite par les canons et les ordonnances du souverain. Le concile de Trente charge les évoques d'unir aux séminaires bénéficia cujuscumqve qualitatis fuerint. Les formes prescrites étaient: 1° Tinformation de la commodité ouincommoditédeTunion; 2° l'assignation et l'audience des parties intéressées ; 3° les lettres patentes du roi.
9. Dîmes, Portion de fruits due à l'Église, ainsi appelée non parce que c'est ou que ce doit toujours étro la dixième portion des fruits, mais parce que ce droit a été introduit à limitation de la loi ancienne, qui l'avait fixé en faveur des lévites à la dixième partie des fruits. Les grosses dîmes se perçoivent des principaux grains qui sont le principal et le plus considérable revenu du pays. Les gros décimateurs sont ceux qui en jouissent.
10. Curés primitifs. Ceux qui ont le titre de curés sans desservir les paroisses (moines, chanoines, etc.) et qui jouissent des dîmes, tandis que la paroisse est régie par des vicaires perpétuels ou cuises à portion congrue^ auxquels] les décimateurs payent une pension pour leur entretien.
11. Commende. Concession d'un bénéfice régulier à un séculier avec dispense de la régularité, que Montalembert a justement qualifiée de « lèpre de l'ordre monastique ». La commende était un des abus les plus intolérables dont eût à souffrir l'Église de France. Les abbés commendataires étaient dispensés de la résidence et de tous les devoirs de la vie religieuse.
12. Économats. Sous prétexte d'administrer les bénéfices vacants, le gouvernement, pour en employer les revenus à des œuvres pies ou prétendues telles, en