‹ La question d'enseignement en 1789 d'après les CahiersChapitre 98 sur 112 · SUR L'ORGANISATION DES ANCIENNES UNIVERSITÉS ET LEURS PRIVILÈGES · texte numérisé non relu

SUR L'ORGANISATION DES ANCIENNES UNIVERSITÉS ET LEURS PRIVILÈGES

Il serait impossible de comprendre bon nombre de vœux, si Ton n'expliquait ici brièvement quelques termes qui s'y rencontrent couramment. II est nécessaire aussi, pour apprécier la valeur des réformes réclamées par les Gabiers, de connaître exactement les usages qu'il s'agissait de modifler ou de conserver. Les auteurs que j'ai pu consulter (4) s'attachent spécialement aux règlements et privilèges de l'université de Paris; ce qui n'a pas grand inconvénient, étant donné ce fait que la plupart des facultés de province se réglaient sur celle de la capitale, et que l'uniformité avait été établie par beaucoup de lois et de règlements émanant du pouvoir royal.

I. On entendait par universités « des corps destinés et établis pour enseigner toutes les sciences sous l'autorité de l'Église et du roi ».

La France, avait en 4789, 21 universités: Paris, Orléans, Toulouse, Bordeaux, Bourges, Caen, Angers, Poitiers, Nantes, Reims, Valence, Aix, Montpellier, Besançon, Douai, Strasbourg, Dijon, Pont-à-Mousson (celle-ci transférée à Nancy), Perpignan, Avignon, Orange (ces deux dernières réputées étrangères). L'université de Gahors avait été réunie en 1751 à celle de Toulouse.

(1) Durand de Maillane, Dict. de droit canonique, aux mots Concours j Conservateur, Degrés, Docteur, Droit civily École ^ Facultés, Gradués, Universités, — Rousseaud de Lacombe, Répertoire de jurisprudence canonique^ aux mots Bnchelier, Chancelier de l'Université, Collège, Concours^ Écolâtre, Écoles, Gradués, Universités. — Les Mémoires du clergé^ t. I, p. 845-968. — L'Histoire de l'université de Paris de Jourdain.

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