III. — CAHIER COMMUN A LA NOBLESSE ET AU TIERS-ÉTAT
Péronne. — 19. Que dans les paroisses au-dessus de 150 feux où il n'y a point de vicaire, il en soit établi qui soient chargés de l'instruction des enfants qui sauront lire et écrire (V, 359).
20. Que le roi soit supplié de ne donner les places des écoles militaires et de Saint-Gyr qu'aux enfants des nobles et chevaliers de saint Louis sans fortune, sur les certificats des États provinciaux [Ibid.].
21. Qu'il soit formé un plan d'études uniforme et le plus propre à l'éducation de la jeunesse; que les collèges soient suffisamment rentes et qu'il en soit établi dans les principales villes de chaque bailliage (V, 360).
22. Que le roi soit supplié d'établir dans le gouvernement de Péronne, Montdidier et Roye des maisons où la noblesse pauvre de l'un et l'autre sexe reçoive une éducation convenable [Ibid.).
lY. — CLERGÉ.
A. Bailliages et Sénéchaussées.
Agen. — 23. Une réforme dans l'enseignement public et plus particulièrement dans les universités (I, 676).
24. Les députés seront aussi chargés de supplier S M. d'ériger en académie royale la société des
sciences et arts de la ville d'Agen et d'accorder les lettres patentes nécessaires à cet établissement (1, 677).
2o. Ils solliciteront en môme temps l'affiliation du clergé (ij d'Agen à l'université de IBordeaux (I, 678).
Aix. — 26. L'on conservera l'unité de l'éducation civile et religieuse de la jeunesse, en sorte qu'on ne sépare pas les utiles enseignements de la morale des préceptes et des conseils de la religion qui doivent lui servir de fondement (I, 692).
27. Il sera établi des écoles dans les lieux où il n'y en a point, même pour la classe des cultivateurs, afin que les enfants de toutes les classes puissent recevoir dès leur tendre jeunesse les principes de la religion également utiles et nécessaires à tous les états. Que les maîtres d'école dans la campagne soient- soumis à l'approbation des curés, conformément à l'édit de 1693; que les honoraires des maîtres et maîtresses d'école soient augmentés et qu'il soit expressément défendu aux protestants de se charger de l'enseignement public dans les paroisses [Ibid.].
28. Que les collèges et les séminaires qui forment des corporations établies par les lois et des établissements utiles qui doivent aussi partager les droits attachés aux propriétés, ne soient pas exclus de concourir, comme tous les autres citoyens, à l'élection des députés aux États généraux (I, 693).
Alençon. — 29. Prendre des moyens efficaces pour réformer l'éducation publique, multiplier les moyens d'instruction et doter suffisamment les collèges qui jouissent d'un modique revenu (I, 708).
Amiens. — 30. Le Clergé, sans entrer dans aucune des discussions nouvelles à ce sujet, désire, comm(j tous les gens de bien, que les instituteurs publics particuliers ne soient admis que d'après le témoignj le mieux mérité de science, de religion et d'ui conduite régulière et qu'en jouissant de l'estime
(1) 11 faudrait probablement lire collège.
VŒUX DU CLERGÉ k. AGEN-ANGOUMOIS]. 143
laquelle ils ont droit par leurs travaux, ils aient encore la perspective consolante d'une retraite honorable lorsque, après des succès, ils seront hors d'état de continuer leurs utiles fonctions (I. 732).
31. On désire aussi, dans les villes épiscopales au moins, un établissement pour former les maîtres et les maîtresses d'école sous l'inspection immédiate de Monseigneur l'évêque ou de celui qu'il voudra bien commettre, afin qu'étant à sa nomination seule dans les campagnes, ils fussent aussi beaucoup mieux instruits et astreints à une plus grande régularité, leur traitement devant être plus avantageux. La séparation des deux sexes dans les écoles se trouvant également réclamée, on demande encore un établissement pour un objet d'une si grande importance pour les mœurs (I, 734).
32. Sans vouloir porter aucune atteinte aux privilèges des universités, on demande qu'on ne prodigue pas si facilement le titre de gradué pour les bénéfices à charge d'âmes (I, 735).
33. La vertu indigente languit sans espérance de secours et ne peut quelquefois suivre sa vocation faute de moyens. On désirerait les trouver dans les unions de bénéfices qui fourniraient aux pensions des jeunes élèves trop peu fortunés pour entrer dans une carrière qu'ils ne peuvent courir sans être aidés et encouragés dans leurs premières études (L 734).
Amont en Franche- Comté {Bailliage d'). — 34. Même vœu que celui des trois ordres de Fi?sou/ (ci-dessus, nM5).
3o. Aucune personne ne pourra désormais faire les fonctions de maître et de maîtresse d'école sans le consentement du curé de la paroisse (L 762).
Angoumois. — 36. L'instruction de la jeunesse ayant toujours été la base des vertus sociales et relig euses, S. M. sera suppliée de jeter un regard attentif sur l'état déplorable des collèges et d'ordonner qu'il soit pourvu à leur prompt rétablissement par les ad-
ministrations provinciales de concert avec les seigneurs évêques, et l'on pense qu'il serait avantageux de ne confier l'instruction qu'à des corps permanents, tels que les réguliers, en les assujettissant à la juridiction de l'ordinaire, et, relativement au collège d'Angoulême, S. M. sera suppliée de considérer que depuis l'extinction du corps qui l'administrait (1), les écoles sont désertes et les pères de famille obligés d'envoyer à grands frais leurs enfants dans des collèges éloignés (II, 3).
37. Et attendu qu'en vertu des lettres patentes de François 1*^% le collège de la ville d'Angoulème avait été érigé en titre d'université, la province désire tenir de S. M. le rétablissement du même privilège ou l'agrégation du collège d'Angoulème à quelque université {Ibid.).
38. Il sera pourvu par des réunions de bénéfices à des pensions gratuites au séminaire, en faveur des pauvres ecclésiasti(iues [Ibid.).
Anjou. — 39. Que les États prennent en considération l'objet important de l'éducation publique; qur les maîtres soient doués du talent d'instruire, d. mœurs irréprochables, professant tous la religion catholique et choisis, autant que possible, dans l'ordre du Clergé ; que pour attacher les professeurs aux pénibles fonctions de leur état, on leur assure un traitement de quatre cents livres (2), et qu'après vingt ans d'exercice, leurémérite(3)soit au moins de douze cents livres ; que dans le cas où l'on n'aurait pas de fonds suffisants pour récompenser leurs services, ils soient promus aux bénéfices du diocèse ainsi que MM. les vicaires; qu'il soit fait un plan d'études; qu'on réforme les abus qui subsistent dans les universités et notamment le droit du septennium (II, 30-31).