II. — CAHIER COMMUN AU CLERGÉ ET AU TIERS-ÉTAT
BRVYÈRES-EN LORRAINE— M. \:éi\\izd^{\o\\
prend l'homme des mains de la nature ; elle forme son esprit, son âme ; elle le pénètre de cette morale vraiment sublime qui développe dans son cœur les devoirs de la religion, les règles dos mœurs, les principes des sciences et l'amour de la patrie. El cependant, dans le siècle des lumières et de la philosophie, l'éducation est livrée en France — nous en exceptons les premières universités du royaume — à des maîtres soudoyés et sans considération, plus occupés de leur fortune que de la conduite et des progrès de leurs élèves. La jeunesse sans surveillance el sans frein,
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sans déférence pour les conseils de la sagesse et de l'expérience, s'abandonnant à toutes ses passions, forme le germe d'une génération corrompue. Donc nécessité d'un code d'éducation publique qui régénérera dans les écoles l'amour de la vertu, le goût des sciences utiles et le goût du patriotisme (IV, 10).
18. Il sera fait un cours d'éducation publique et nationale, et les États généraux nommeront des commissaires pour en rédiger le projet (IV, 12).