‹ La question d'enseignement en 1789Chapitre 27 sur 93 · VŒUX DU CLERGE [A. LECTOURE — IIAUT-LIMOUSIN · texte numérisé non relu

VŒUX DU CLERGE [A. LECTOURE — IIAUT-LIMOUSIN

19o. D'utiles et nombreux établissements pour léducation de la jeunesse sont des vœux ardents du Clergé {Jbid.).

Limousin (Haut-). — 196. Les maux dont toutes les provinces sont, inflniment plus que la nôtre, témoins, maux qui menacent même davantage les générations suivantes, nous portent à demander avec instance à S. M. qu'elle prenne des moyens efficaces pour rendre à l'éducation publique l'éclat et l'utilité dont elle est déchue (III, 561).

197. Les collèges doivent au Clergé leur institution primitive. Dans le dépérissement où tous, excepté celui de notre capitale (1), sont tombés, ils méritent toute notre attention parce que eux seuls élèvent la jeunesse qui se dispose aux divers emplois de la société et principalement au sacerdoce. Les États généraux voudront donc bien s'occuper des collèges, examiner à quel corps ecclésiastique ou religieux on doit les confier, quel degré de surveillance sur ces établissements on doit prescrire aux évoques et aux municipalités. L'Assemblée est suppliée d'observer que l'heureux don d'élever la jeunesse appartient également à la vertu et aux talents [IbicL).

198. Pour encourager les études et récompenser les talents, il est nécessaire qu'une simple congrue ne remplace pas les grades. Mais il est important de réformer les universités qui accordent trop facilement les titres de gradués, bacheliers, etc. (III, 563).

199. Nous réclamons l'établissement d'un petit séminaire dans notre ville épiscopale. Ce sera un asile où ceux qui se destinent à l'état ecclésiastique se formeront, dans l'âge même des passions naissantes, aux talents et aux vertus indispensablement nécessaires pour exercer utilement le saint ministère (III, 561).

200. Les vœux du clergé du Haut-Limousin seraient que le séminaire et le collège de Limoges fussent

I Limoges.

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agrégés à une université, que les écoliers, après le temps d'étude requis, fussent admis à celle de Poitiers comme la plus voisine, pour y subir les examens et y faire tous les exercices probatoires nécessaires pour obtenir des grades. L'étendue du diocèse, la pauvreté de ses habitants doivent faire accueillir cette demande {Ibid.).

201. Quiconque s'intéresse à la gloire du sacerdoce, à la solidité des principes de la doctrine et à la bonne conduite de ceux qui se destinent au saint ministère doit vivement désirer que les États généraux prennent les moyens pour la dotation des séminaires et pour le paiement de la pension des séminaristes dépourvus de fortune mais pourvus de talents (III, 364).

202. Nous demandons aussi la fondation de petites écoles pour les enfants du peuple, qui, sans occupation parce qu'ils sont trop jeunes, sans frein parce qu'ils sont trop livrés à eux-mêmes, s'habituent au désœuvrement et aux vices; mais que, conformément aux ordonnances, aucun précepteur ne puisse être installé, ni maintenu dans sa place, sans l'agrément du curé et l'autorisation de l'ordinaire (II, 561).

LONGIVY. —203. Qu'afm de remédier à la pénurie des prêtres destinés au service des peuples, ainsi que pour l'intérêt général des lettres, il soit pris des mesures pour améliorer l'éducation publique et la mettre plus à portée des ordres inférieurs des citoyens. Dans cette vue, il serait nécessaire de la confier exclusivement à une classe d'hommes formés sur de bons principes et dévoués par état à cet important objet. Et pour faciliter cet avantage à tous les sujets du roi. on indique l'établissement ou le rétablissement do collèges d'humanités dans les petites villes dont communément les habitants ne peuvent soutenir le dispendieux séjour des enfants dans les capilales des provinces. En chargeant de l'enseignement les religieux établis dans les extrémités des provinces, on ne

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ferait que les rapprocher de leur destination qui est d'utilité publique. Si ce plan était adopté, il entraînerait la nécessité d'avancer l'âge déterminé pour la profession religieuse (III, 772).

204. Que pour aplanir toutes les difflcultés qui écartent le petit peuple de l'instruction, il soit assigné sur les bénéfices en commende situés dans la province les fonds nécessaires tant pour rendre l'instruction gratuite là où elle ne l'est pas, que pour fournir des livres, etc., aux enfants nécessiteux (/6tc?.).

Loudun. — 205. Pourvoir efficacement et uniformément à l'instruction des sujets qu'on destine au ministère ecclésiastique, en établissant dans chaque ville de province un collège tenu par l'ordre ou la congrégation des réguliers qu'on jugerait les plus capables et assujetti à l'inspection des officiers municipaux (III, o93).

206. Ordonner aux ordres contemplatifs de faire place aux âmes généreuses qui se dévoueraient à l'instruction de la jeunesse [ou au soulagement de l'humanité] (III, 594).

Lyon. — 207. Que l'éducation publique ne soit plus conduite par des principes arbitraires, et que tous les instituteurs publics soient tenus de se conformer à un plan uniforme approuvé par lesÉlatsgénéraux (III, 602).

208. Que les corps ecclésiastiques soient chargés de préférence de l'éducation publique. Les succès avec lesquels une société religieuse et savante a longtemps dirigé les collèges et dont, à cet égard, on ne saurait trop regretter les travaux et déplorer la suppression, la supériorité des établissements confiés à des communautés séculières et régulières prouvent quelles ressources la nation peut trouver dans la religion, le zèle et les talents des corps ecclésiastiques qui ne demandent eux-mêmes qu'à se rendre utiles {Ibid.).

209. Conservation des biens des... collèges... confiée aux états provinciaux (III, 602;.

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